Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

Aix : mort de Charles Debbasch, l’universitaire clair-obscur

L’un des fondateurs de l’université Aix-Marseille III est décédé samedi à Paris, à l’âge de 84 ans. Condamné dans « l’affaire Vasarely », le juriste s’était depuis exilé au Togo où il exerçait son influence dans le premier cercle du pouvoir
Au terme d’une vie tonitruante passée sur les estrades des amphis, sous les projecteurs des médias et au coeur des cercles de pouvoir, Charles Debbasch s’en est allé dans une étonnante discrétion qui ne lui était guère coutumière. L’universitaire s’est éteint samedi dernier à Paris à l’âge de 84 ans et son décès ne s’est accompagné d’aucune communication officielle, pas même un avis, si bien qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’information ne circule encore, qu’entre un petit nombre d’initiés.

Atteint depuis une douzaine d’années de la maladie de Parkinson, l’ancien doyen de la Fac de droit d’Aix-en-Provence continuait, à 80 ans passés, à exercer son influence en tant que conseiller spécial du président du Togo, Faure Gnassingbé, pays où il résidait depuis le début des années 2000 et dont il avait acquis la nationalité. Fin novembre dernier, le site d’information togoweb.net rapportait que Charles Debbasch avait été soigné en urgence par les équipes médicales de l’hôpital de Lomé pour une grave infection abdominale. Signe de sa position éminente dans les cercles du pouvoir, l’octogénaire avait ensuite été transféré à Paris dans un vol médicalisé spécialement affrété pour lui par la présidence de cet État d’Afrique occidentale, suscitant une certaine indignation dans un pays où l’accès aux soins de base est encore difficile pour une très grande partie de la population.

Un destin marqué par la folle « affaire Vasarely »

Au juge d’instruction, il disait qu’il se battrait jusqu’à son dernier souffle. Charles Debbasch vient d’expirer sans avoir pu jouer sa dernière carte. “Étant son avocat depuis 23 ans, je nourrirai un regret éternel : celui qu’il soit mort avant d’avoir eu le temps de deposer son recours en revision que nous avions dans les tuyaux, prouvant sa total et parfait innocence. Il était prêt, mais la maladie avait pris le pas sur l’honneur”, confiait hier avec émotion Me Silvio Rossi-Arnaud, qui fut son élève avant d’être son défenseur.
Président de la Fondation Vasarely de 1981 à 1993, l’universitaire a été définitivement condamné par la justice pour detournement de fonds et de toiles au prejudice de l’Institution.

Arrêt du 19 septembre 2019

Cour d’appel de Paris Pôle 2 – Chambre 1
Arrêt du 19 septembre 2019 – Audience solennelle
Parties en cause :
La procureur Générale pres la cour d’appel de Paris
Le batonnier de l’ordre des avocats de Paris
Monsieur Yann Streiff

Vasarely, le retour

Montrer une sélection d’œuvres de Vasarely – de la fin des années 1920 lorsqu’il était un publicitaire doué, marqué par le Bauhaus hongrois, jusqu’aux dernières compositions des années 1980 – au château de Gordes, c’est comme un retour aux sources… « Séduit par Gordes que lui a fait connaître son ami artiste Jean Deyrolle, il y achète une maison en 1950, dans un village de bories, explique son petit-fils, Pierre Vasarely. L’art cinétique y naît à partir d’un petit fenestron de la maison : tout noir quand on le…

PUBLICATION D’UNE DÉCISION DISCIPLINAIRE – MONSIEUR YANN STREIFF

L’arrêt rendu le 19 septembre 2019 par la Cour d’appel de Paris (Pôle 2 – Chambre 1) à l’encontre de
Monsieur Yann STREIFF est devenu définitif « ordonne la publicité de la sanction relative à l’affaire
VASARELY dans le bulletin du bâtonnier » (page 50).

À Gordes, la fondation Vasarely célèbre l’artiste et l’influence de ce village sur son travail

Pourquoi Gordes ? Parce que Victor Vasarely découvre ce village provençal
en 1948, qu’il en tombe sous le charme, qu’il va y acheter une maison dans
laquelle il y passera ses étés en famille, et que c’est là qu’il va puiser
l’inspiration qui le mènera du figuratif à l’abstraction, puis vers l’art
cinétique. C’est également à Gordes que sa volonté de créer une fondation
se concrétise dans un premier temps avec la création du musée didactique,
qui présentera de 1970 à 1996 les fondamentaux de ses conceptions
artistiques. «Rappelons qu’à l’époque, le village n’était desservi ni par
l’autoroute, ni par le TGV. Créer un musée d’art contemporain, hors de Paris,
dans le château de Gordes dont il finança lui-même les travaux de
restauration était particulièrement audacieux» souligne Pierre Vasarely, son
petit-fils et Président de la Fondation Vasarely.
C’est donc logiquement dans le château de Gordes que se tient le premier
volet de l’exposition diptyque qui célèbre le cinquantenaire de la déclaration
d’utilité publique de la Fondation Vasarely.

Pierre Vasarely un bel et lourd héritage

Longtemps, son grand-père, dont il est l’unique petit-fils, fut son compagnon de jeu. De la maison de Gordes à l’atelier d’Annet-sur-Marne, près de Paris, le gamin passait ses vacances chez ses grands-parents paternels, Claire et Victor Vasarely.
« Aux premiers jours de l’été, confie-t-il, mes grands-parents sacrifiaient à la traditionnelle transhumance vers la garrigue, les Monts du Vaucluse, Gordes. Camion et voiture transportaient les humains, le matériel et les chiens. Dans le Midi, mon grand-père entrecoupait son travail d’une pause natation le matin et d’une partie de pétanque en fin d’après-midi.

Fondation Vasarely – Les œuvres dispersées de Vasarely jusqu’au 23 août

Une projection vient compléter les œuvres et agrémenter leur histoire. Sauvées d’une vente aux enchères en 2013, la scénographie donne à voir des décisions de justice et des articles de presse qui expliquent la spoliation qu’ont subit les collections du musée didactique de Gordes, fondé par Victor Vasarely en 1970.

Exposées dans ce musée, les oeuvres sont ensuite dispersées lors de sa tragique fermeture en 1996. Triste histoire qui reprend des couleurs avec cette exposition pleine d’espoir, célébrant les retrouvailles de ces veilles soeurs. Notez que les œuvres n’ont pas été restaurées depuis car elles n’appartiennent pas toute à la Fondation Vasarely.

Les Vasarely retrouvés

Préparée pendant le confinement, l’exposition estivale de la Fondation Vasarely présente vingt-sept
œuvres de l’artiste, restées dans l’ombre depuis une vingtaine d’années. Issues du Musée didactique
de Gordes, puis dispersées après une succession chaotique, ces œuvres sont réintégrées aux
collections de la Fondation. Elles suivent l’évolution du plasticien, de la période graphique des
années 1930 aux hypnotiques Structures universelles expansives-régressives de 1976.
« Les œuvres dispersées de Vasarely », 10 juin – 23 août 2020, Fondation
Vasarely, 1,avenue Marcel-Pagnol, Jas-de-Bouffan, 13090 Aix-en-Provence.

Redécouvrir Vasarely à Aix

Lorsqu’on évoque l’art à Aix-en-Provence, on pense d’abord à Paul Cézanne et à sa fameuse
montagne Sainte-Victoire. Il habitait dans la grande demeure familiale qui existe toujours, située dans
le quartier périphérique du Jas de Bouffan. Contre toute attente, tout près de là, c’est un maître d’un
autre genre qui a souhaité s’inscrire dans ses pas : Victor Vasarely (1906-1997).
En 1976, celui qui était alors une superstar de l’op art, ce mouvement qui vise à produire en peinture
et sculpture des illusions de mouvement ou de volume, a inauguré, dans le même quartier, une
fondation. Sous la première pierre du bâtiment, l’artiste a enfoui un message destiné à son illustre
prédécesseur dont on connaît seulement les premiers mots : « De Cézanne à Vasarely : nous serons
dignes. » Et il a lui-même dessiné la construction.
Surplombant le boulevard périphérique de la ville du roi René, elle a été imaginée comme un objet
géométrique monumental et sera classée monument historique en 2013. La visiter revient à faire un
extraordinaire voyage dans le temps afin de retrouver cette esthétique reine des années 1970. Après
la mort de Vasarely, la fondation a pâti des guerres de succession familiale et d’une gestion
contestée. Désormais présidée par le petit-fils, Pierre Vasarely, elle a fait l’objet de salutaires travaux
de rénovation achevés en 2019.

25 tableaux de Vasarely retrouvent le chemin d’Aix

Victor Vasarely (1906-1997) : géométries monumentales et multicolores, tout en points et carré tellement données, si esthétique que certains puristes ont fait, font encore la moue. C’est le lot commun des précurseurs. Pas tant d’un psychédélisme hippie (« en dehors des sacro-saints ballons de rouge aux repas, il n’a jamais touché aux stupéfiants » sourit son petit-fils Pierre Vasarely) que de l’art numérique. Ses esquisses et brouillons, il les appelait « programmations » glisse son descendant, aujourd’hui gardien du temple.

La Fondation Vasarely à la poursuite du temps perdu

Disputes familiales, imbroglios administratifs, malversations : la Fondation Vasarely a connu des heures difficiles. Alors qu’elle vient de rouvrir (le 02 juin) après le confinement, elle entend confirmer la croissance de sa fréquentation et récupérer un ensemble d’œuvres qui lui a été soustrait il y a un quart de siècle.

Star des années 1960 et 1970, le champion de l’art optique et cinétique, le hongrois Victor Vasarely (1906-1997) avait connu une vive désaffectation après sa mort. L’an dernier, une rétrospective au Centre Pompidou, qui a attiré 349 000 visiteurs (ce qui en a fait la 11e exposition la plus visitée en 2019 en France.

Retour vers le futur

Soustraites à notre regard depuis 24 ans, « les œuvres dispersées de Victor Vasarely » provenant du Musée didactique de Gordes réapparaissent… au centre architectonique d’Aix, accompagnées d’une contextualisation opportune – article de presse et extraits de décisions de justice – pour comprendre le processus de spoliation des collections de l’institution. Une fois le voile levé sur l’histoire récente de la Fondation, les œuvres sont exposées côte à côte sur les cimaises à la différence des « prototype départ » originaux qui composaient le « livre mécanisé » inventé par Victor Vasarely.

RENCONTRE DE MICHÈLE VASARELY ET BRUNO ALLART ARTISTE CATALAN

En février dernier, Bruno Allart fut invité par le ministre de la culture Frank Riester à la grande exposition de maître Victor VASARELY qui a eu lieu au centre Pompidou à Paris. Suite à cet événement, il a eu l’honneur d’être convié à Porto Rico chez Michèle, veuve de J.P. Yvaral, fils de Victor Vasarely. « Il est vrai que j’ai eu le privilège de travailler et de vivre au sein de cette famille depuis 1966″. Les retrouvailles avec Michèle Vasarely ont été très chaleureuses. Elle m’a demandé en particulier de procéder à la restauration des oeuvres en sa possession, et nous avons décidé de collaborer à nouveau afin d’établir de nouveaux projets d’expositions de V.Vasarely maîtres de l’Art Optique et de son fils JP Yvaral maître de l’art Digital ».

Michèle Taburno-Vasarely : « Je ne rendrai pas les tableaux ! »

Jointe par téléphone à Porto Rico où elle réside désormais, Michèle Taburno, belle-fille du maître de l’op-art’, revient sur les scandales dont elle a été l’une des principales protagonistes
D’emblée, elle prévient. « On parle tellement de moi et on dit tellement de choses inexactes…, j’en suis suffoquée ! » Les journalistes, Michèle Taburno s’en méfie. Presque autant que de la justice. À 78 ans, recluse depuis des années sur l’île de Porto Rico, à quelques brasses de la République Dominicaine, l’ancienne belle-fille de l’artiste partie avec quelque 600 tableaux dans ses valises après la mort de son mari, a la voix d’une jeunette et le ton volontiers badin. « Alors, vous voulez m’interroger sur quoi ? », lâche-t-elle, finalement ravie d’être sortie de sa retraite pour évoquer « le drame » de sa vie : l’affaire Vasarely.

Arrêt du 19 septembre 2019

Cour d’appel de Paris Pôle 2 – Chambre 1
Arrêt du 19 septembre 2019 – Audience solennelle
Parties en cause :
La procureur Générale pres la cour d’appel de Paris
Le batonnier de l’ordre des avocats de Paris
Monsieur Yann Streiff

Le combat de Pierre Vasarely pour faire renaître l’oeuvre de Victor, son grand-père

Une rétrospective au Centre Georges Pompidou à Paris, une fondation réhabilitée à Aix-en-Provence :
Pierre Vasarely, « ombre » de Victor, son grand-père, a lutté près de trente ans pour faire renaître
l’œuvre du maître de l’art optique.
« Il m’a conditionné dès mon plus jeune âge en disant que je serais le futur président de la fondation »,
raconte Pierre, dans son bureau au sein de la fondation Vasarely inaugurée en 1976, où il travaille
depuis les années 80 et qu’il préside depuis 2009.
Ce petit-fils que Victor présentait comme son « ombre », supplantant ses deux fils, André et Yvaral, a dû
mener, durant près de trente ans, un combat judiciaire, familial, financier pour sauver la fondation du
dépôt de bilan, puis d’un arbitrage frauduleux, avant de tenter de récupérer les centaines d’œuvres
qui en avaient été soustraites.
« Mon père, mes grands-parents ont été manipulés », raconte Pierre Vasarely. Il y a eu l’épisode
Charles Debbasch, doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence que Victor avait choisi comme
premier président de la fondation mais qui met la trésorerie à mal. En mai 2005, l’ancien doyen est
condamné en appel, en son absence, à deux ans de prison dont un ferme pour détournement
d’œuvres du peintre et de fonds, assorti d’un mandat d’arrêt international car il réside au Togo.

Pierre Vasarely: son combat pour redonner vie à l’œuvre de son grand-père Victor

Après une rétrospective au Centre Pompidou, à Paris, et la réhabilitation d’une fondation à Aix-en-Provence, le petit-fils du maître de l’art optique souhaite remettre le travail de son aïeul sur le devant de la scène. Une bataille menée contre vents et marées depuis près de trente ans par le descendant du plasticien franco-hongrois.

«Il m’a conditionné dès mon plus jeune âge en disant que je serais le futur président de la fondation», raconte Pierre Vasarely, dans son bureau au sein de la fondation, inaugurée en 1976, qui porte son nom. Il y travaille depuis les années 80 et la préside depuis dix ans. Ce petit-fils que Victor présentait comme son «ombre», supplantant ses deux fils, André et Yvaral, a dû mener, durant près de trente ans, un combat judiciaire, familial, financier pour sauver la fondation du dépôt de bilan, puis d’un arbitrage frauduleux, avant de tenter de récupérer les centaines d’œuvres qui en avaient été soustraites.

Depuis 30 ans, Pierre Vasarely se bat pour sauver l’oeuvre de son grand-père, Victor

« Il m’a conditionné dès mon plus jeune âge en disant que je serais le futur président de la fondation », raconte Pierre Vasarely, dans son bureau de la fondation Vasarely inaugurée en 1976, où il travaille depuis les années 1980 et qu’il préside depuis 2009.

Alors que le Centre Pompidou rend hommage à Victor Vasarely, après des années de relatif oubli, ce petit-fils qu’il présentait comme son « ombre », supplantant ses deux fils, André et Yvaral, raconte une lutte de près de trente ans. Un combat judiciaire, familial, financier pour sauver la fondation du dépôt de bilan, puis d’un arbitrage frauduleux, avant de tenter de récupérer les centaines d’oeuvres qui en avaient été soustraites.

« Mon père, mes grands-parents ont été manipulés », raconte Pierre Vasarely. Il y a eu l’épisode Charles Debbasch, doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence que Victor avait choisi comme premier président de la fondation et qui met la trésorerie à mal. En mai 2005, l’ancien doyen est condamné en appel, en son absence, à deux ans de prison dont un ferme pour détournement d’oeuvres du peintre et détournement de fonds. Un mandat d’arrêt international est lancé contre lui car il réside au Togo.

Fondation Vasarely : le « phare » d’Aix-en-Provence est restauré

A l’heure où l’œuvre peint de Victor Vasarely fait l’objet d’une exposition événementielle au Centre Pompidou à Paris (jusqu’au 6 mai prochain), à Aix-en-Provence c’est sa Fondation qui fête, avec une exposition, une restauration réussie après sept ans de travaux. C’est en effet en 2010 qu’un concours est organisé afin de désigner une équipe de maîtrise d’œuvre pour la restauration et l’extension du centre architectonique bâti sur les hauteurs du Jas de Bouffan, à l’ouest du centre-ville. Cette réalisation est le second volet du grand projet de Fondation initié par le plasticien, après le musée de Gordes, créé dans le château Renaissance, restauré par Claire et Victor Vasarely pour présenter son œuvre peint. Les dispositions adoptées dans cet œuvre architecturé sont la signature d’une vie, la matérialisation d’une idée et du rêve d’un plasticien. Avec sa Fondation d’Aix, dont la construction fut dirigée par l’architecte Jean Sonnier dès 1973, l’artiste met en œuvre son ambition sociale et tente de prouver qu’il est possible de réaliser un habitat plus humain, plus coloré et plus agréable à vivre, en compensant l’éloignement de la nature par des équivalences plastiques avec sa «cité polychrome du bonheur».

RESTAURÉE, LA FONDATION VASARELY S’EXPOSE

Alors que le Centre Pompidou inaugure à Paris la première rétrospective consacrée au père de l’art optique, l’artiste Victor Vasarely, le Centre architectonique de la Fondation Vasarely, son œuvre-écrin dont la forme annonce le contenu, fait l’objet d’une exposition présentée in situ du 8 février au 31 mars 2019, «Fondation Vasarely, une œuvre manifeste restaurée (1973-2018)». Traité comme une sculpture lumino-cinétique monumentale, le bâtiment est un exemple remarquable de synthèse entre architecture et arts plastiques. Architecture manifeste de l’art optique, il est aussi une vitrine des techniques les plus avancées de son temps en matière de construction. Il met à l’honneur l’emploi de matériaux les plus performants, innovants et non encore banalisés de l’époque, sur fond de recherches technologiques. En 1975, Victor Vasarely dira pour se justifier: «pour une institution d’avant-garde, il fallait construire un bâtiment ultra moderne».

Et Vasarely nous propulsa dans l’espace

Il a atomisé la peinture, puis l’a fait rayonner dans une station orbitale comme sur un disque de David Bowie. Présent sur tout le spectre de la création dans les années 1960–1970, Victor Vasarely disparut pourtant peu à peu des radars et de la mémoire de ses ex-fans. Parmi eux, le Centre Pompidou, qui reconstitue, après quatre décennies d’oubli, l’odyssée de cet artonaute unique dans la galaxie.

Renaissance de la Fondation Vasarely

La première belle surprise quand on arrive en vue de la Fondation Vasarely est de découvrir que le bâtiment qui l’abrite, le « Centre architectonique d’Aix-en-Provence », gravement dégradé depuis son inauguration en 1976, apparaît à nouveau comme neuf.

Un énorme travail de restauration vient de s’achever. Il permet de porter un regard renouvelé sur cette ambitieuse démonstration architecturale de Victor Vasarely (1906-1997), animé par un généreux dessein : « Combattre les nuisances visuelles, embellir l’environnement artificiel ». Dans trois salles de la fondation, un nouvel accrochage des travaux du père de l’Op Art, ou Art optique, permet au visiteur de parcourir soixante années de recherches, des réalisations publicitaires au Folklore planétaire en passant par l’art cinétique et la création d’un Alphabet plastique. Ce parcours a le mérite de montrer que l’œuvre de Vasarely est loin de se réduire à celles du « maître du trompe-l’œil abstrait » aujourd’hui universellement reconnu.

Deux avocats mis en examen dans l’affaire de la succession Vasarely

INFO OBS. En cause : un arbitrage douteux au profit des héritiers, dont l’avocat Me Yann Streiff est notamment soupçonné d’être le véritable architecte.

C’est un rebondissement qui pourrait faire grand bruit au sein du barreau de Paris. Selon nos informations, deux avocats parisiens, dont le controversé Yann Streiff, 57 ans, et un notaire, ont été mis en examen, notamment pour complicité d’abus de confiance, en juin et juillet dernier dans le cadre de l’instruction en cours sur la succession de Victor Vasarely, le célèbre plasticien décédé en 1997. Dans ce dossier où pas moins de quatre juges d’instruction se sont succédé, les investigations semblent s’accélérer, près de dix ans après l’ouverture d’une enquête. L’enjeu porte in fine sur la propriété de plus de 400 œuvres du père de l’art optique, objet d’une grande rétrospective au Centre Pompidou en février 2019.

Continua batalla legal entre Michele Taburno Vasarely y Luis Rojas Buscaglia en apelación

Luego de que el Tribunal federal para el Distrito de Puerto Rico fallara mayormente a su favor, Michele Taburno Vasarely apeló las causas de acción de su reconvención que no prosperaron luego del juicio. Taburno Vasarely salió por la puerta ancha con su reconvención, pero en apelación alega que le corresponde más, y fue por más. El juez Juan Torruella confirmó el dictamen de Tribunal de Distrito.

Michele Taburno Vasarely es viuda del artista Yvaral Vasarely y nuera del también fallecido artista Víctor Vasarely, autor de muchas de las obras que son parte de la disputa.

En el 2016, su ex compañero-asistente, Luis Rojas Buscaglia la demandó alegando incumplimiento de contrato, difamación y cumplimiento específico. De todas sus causas de acción y alegaciones solo prosperó luego del juicio fue su solicitud para que se le entregasen certificados de autenticidad para dos obras que recibió como remuneración por trabajos realizados a favor de Taburno Vasarely en Francia.

VASARELY La paix de l’art retrouvée

Réglée par lui avec la précision de ses oeuvres cinétiques, la succession de
Victor Va sa rely, plasticien visionnaire, a pourtant charrié passion et imbroglios
judiciaires pendant plus de vingt ans. Légataire universel, son petit-fils
Pierre a dû batailler sans relâche pour réaliser le rêve du pape de Top art et
faire revivre la fondation qu’il avait créée au profit de tous.

Yann Streiff, l’avocat impliqué dans une « petite affaire Bettencourt »

Peut-on continuer à exercer la profession d’avocat quand on est mis en examen pour
« abus de faiblesse », « abus de confiance » et « escroquerie »? Le Conseil de l’ordre s’est
prononcé jeudi sur le cas de Yann Streiff et l’a suspendu pour une durée de quatre
mois renouvelable. Ce n’est pas la première fois que cet avocat de 57 ans comparaît
devant ses pairs. En décembre 2015, ces derniers avaient déjà prononcé à son
encontre une « interdiction temporaire d’exercice à trois années », et en novembre 2016
la « radiation » pure et simple. Deux décisions frappées d’appel. Sa mise en examen,
également l’objet d’un appel examiné le 7 mai devant la chambre de l’instruction, lui a
été signifiée le 30 mars. Une première victoire pour Nicole Hirigoyen : cette veuve de
62 ans avait déposé plainte en octobre 2015. Elle y voit la « reconnaissance de son
statut de victime » d’un prédateur en robe noire. Il l’aurait spoliée de plus de 1,6 million
d’euros, soit, précise la plainte, « la quasi-totalité du legs en espèces reçu en héritage
par madame Hirigoyen au décès de son époux (assurance vie de 1,8 million d’euros) ».

Aix-en-Provence : la nouvelle vie de la Fondation Vasarely

Désormais, ce sont les grues que l’on aperçoit depuis la Fondation Vasarely. Des grues qui s’élèvent dans le ciel aixois, comme un clin d’œil pour saluer la renaissance d’un musée qui fut pendant plus de vingt ans au centre de l’une des plus grandes affaires de détournement d’héritage et au cœur de polémiques judiciaires à répétition. Aujourd’hui, à quelques mètres de là, ces grues travaillent à l’édification d’une grande salle de musiques actuelles, futur phare culturel de la ville. Une ligne de bus nouvelle génération déposera bientôt des passagers en provenance du centre-ville toutes les sept minutes. Et des entreprises installent leurs sièges sociaux dans ce quartier en plein développement.

Artcurial dans la tourmente de l’affaire Vasarely

Dans un communiqué du 19 février, la Fondation Vasarely réclame la restitution de vingt œuvres conservées depuis 2013, sur décision de justice, dans les réserves de la maison de ventes aux enchères Artcurial à Paris.

Depuis 1995, et l’ouverture de la succession Vasarely au décès de l’épouse de l’artiste, une guerre juridique fait rage entre les héritiers du père de l’Op Art. Pierre Vasarely, petit-fils et légataire universel de l’artiste, avait obtenu en mai 2014 l’annulation pour fraude d’un arbitrage visant initialement à rétablir les droits des héritiers en limitant les donations faites par Victor Vasarely (1906-1997). Selon Pierre Vasarely, cet arbitrage aurait surtout permis le détournement de « l’intégralité des œuvres originales inaliénables (soit plus de 430 œuvres) ainsi que plus de 20 000 sérigraphies et multiples aliénables, appartenant à la Fondation Vasarely ». De fait, cette procédure avait accordé aux fils de l’artiste, André et Yvaral, la totalité des œuvres présentées au musée Vasarely du château de Gordes (Vaucluse), qui avait alors fermé ses portes, ainsi que des centaines d’études et de sérigraphies conservées au Centre d’Aix-en-Provence. La Fondation Vasarely, par l’intermédiaire de Pierre Vasarely et de ses avocats, travaille depuis à la restitution systématique des œuvres dispersées, dont elle revendique l’inaliénabilité.

Victor Vasarely : l’icône des années 1970, tendance à nouveau ?

La fondation Vasarely rouvrira ses portes cet été 2018, après six ans de travaux colossaux. Une occasion pour redécouvrir l’oeuvre de Victor Vasarely, icône artistique des années 1970.

Tout le monde connait ses tableaux géométriques et psychédéliques. Dans les années 1970, Victor Vasarely est incontournable et pourtant, aujourd’hui, plus personne ne parle de lui. Comment un artiste si fascinant a disparu des écrans radars ? Plus tendance que Picasso et Dali réunis, dans les années 1970, Victor Vasarely est une vraie star, et il est partout. Dans la mode, le design ou dans la musique. David Bowie a choisi l’un de ses tableaux pour la pochette de Space Oddity, par exemple.