Montrer une sélection d’œuvres de Vasarely – de la fin des années 1920 lorsqu’il était un publicitaire doué, marqué par le Bauhaus hongrois, jusqu’aux dernières compositions des années 1980 – au château de Gordes, c’est comme un retour aux sources… « Séduit par Gordes que lui a fait connaître son ami artiste Jean Deyrolle, il y achète une maison en 1950, dans un village de bories, explique son petit-fils, Pierre Vasarely. L’art cinétique y naît à partir d’un petit fenestron de la maison : tout noir quand on le…
Aix-en-Provence, le 8 août 2024
Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,
J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.
Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.
Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.
Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.
Fidèlement
Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre
Arrêt du 19 septembre 2019
Cour d’appel de Paris Pôle 2 – Chambre 1
Arrêt du 19 septembre 2019 – Audience solennelle
Parties en cause :
La procureur Générale pres la cour d’appel de Paris
Le batonnier de l’ordre des avocats de Paris
Monsieur Yann Streiff
À Gordes, la fondation Vasarely célèbre l’artiste et l’influence de ce village sur son travail
Pourquoi Gordes ? Parce que Victor Vasarely découvre ce village provençal
en 1948, qu’il en tombe sous le charme, qu’il va y acheter une maison dans
laquelle il y passera ses étés en famille, et que c’est là qu’il va puiser
l’inspiration qui le mènera du figuratif à l’abstraction, puis vers l’art
cinétique. C’est également à Gordes que sa volonté de créer une fondation
se concrétise dans un premier temps avec la création du musée didactique,
qui présentera de 1970 à 1996 les fondamentaux de ses conceptions
artistiques. «Rappelons qu’à l’époque, le village n’était desservi ni par
l’autoroute, ni par le TGV. Créer un musée d’art contemporain, hors de Paris,
dans le château de Gordes dont il finança lui-même les travaux de
restauration était particulièrement audacieux» souligne Pierre Vasarely, son
petit-fils et Président de la Fondation Vasarely.
C’est donc logiquement dans le château de Gordes que se tient le premier
volet de l’exposition diptyque qui célèbre le cinquantenaire de la déclaration
d’utilité publique de la Fondation Vasarely.
PUBLICATION D’UNE DÉCISION DISCIPLINAIRE – MONSIEUR YANN STREIFF
L’arrêt rendu le 19 septembre 2019 par la Cour d’appel de Paris (Pôle 2 – Chambre 1) à l’encontre de
Monsieur Yann STREIFF est devenu définitif « ordonne la publicité de la sanction relative à l’affaire
VASARELY dans le bulletin du bâtonnier » (page 50).
Pierre Vasarely un bel et lourd héritage
Longtemps, son grand-père, dont il est l’unique petit-fils, fut son compagnon de jeu. De la maison de Gordes à l’atelier d’Annet-sur-Marne, près de Paris, le gamin passait ses vacances chez ses grands-parents paternels, Claire et Victor Vasarely.
« Aux premiers jours de l’été, confie-t-il, mes grands-parents sacrifiaient à la traditionnelle transhumance vers la garrigue, les Monts du Vaucluse, Gordes. Camion et voiture transportaient les humains, le matériel et les chiens. Dans le Midi, mon grand-père entrecoupait son travail d’une pause natation le matin et d’une partie de pétanque en fin d’après-midi.