Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

The Long-Smoldering Vasarely Family Feud Has Erupted Again Over the Op Art Pioneer’s Latest Gallery Show

The London gallery Mazzoleni Art has been caught up in a long-standing family feud among the descendants of the Hungarian-French artist Victor Vasarely, after putting up ten of his works for sale in a special exhibition. “Einstein in the Sky with Diamonds,” a show dedicated to the “grandfather” of the Op Art movement, is on view at the gallery’s Old Bond Street location through December 16.

The Vasarely Foundation, which is led by the artist’s grandson Pierre Vasarely, has accused the gallery of attempting to sell works that rightfully belong to the foundation, according to The Art Newspaper. This allegation is only the latest in a long-running dispute over the ownership of two works in the London show.

Michèle Taburno, Victor Vasarely’s daughter-in-law (from his younger son’s second marriage) and Pierre’s stepmother, has been identified as the consignor of the two paintings. They belong to a larger group that has been in her possession for years, but the works’ provenance and rightful ownership has repeatedly been called into question.

Foundation of Victor Vasarely accuses London gallery of selling works by the Op artist that it doesn’t own

An exhibition at Mazzoleni Art is embroiled in a longstanding and torrid dispute between members of Vasarely’s family

In October, the commercial gallery Mazzoleni Art opened an exhibition of early geometric works by the Hungarian-French artist Victor Vasarely at its London location. Einstein in the Sky with Diamonds shines a light on the “the father of Op art”, whose illusionist works became synonymous with the 1970s.
However, the Vasarely Foundation in France is accusing the gallery of selling works by the artist which they say legally belong to them, as well as printing them in their catalogue without the foundation’s consent. The foundation alleges that Mazzoleni is offering two works that it owns, and a further eight which belong to Vasarely’s family. The gallery maintains that it is selling works consigned by another member of Vasarely’s family, who is not associated with the Vasarely Foundation. The foundation has long accused this family member of having stolen works from the artist’s heirs over the years.

Aix – Fondation Vasarely : les dessous d’une saga à rebondissements

« Le pillage », livre co-écrit par Pierre Vasarely et Laetitia Sariroglou, chroniqueuse
judiciaire à La Provence, revient sur plus de trente années d’une affaire
Une oeuvre artistique considérable, une fortune qui va de pair, une famille qui se
déchire, des intrigants qui se mêlent de l’héritage, des conflits de pouvoir… Tous les
ingrédients sont réunis pour tisser un bon polar. Et pourtant, les personnages hauts en
couleur, les coups bas, les manoeuvres et les trahisons qui se sont succédé durant des
décennies autour de l’héritage de l’artiste plasticien Victor Vasarely ont véritablement
existé. Cette matière en clair-obscur a façonné un épais livre, qui vient de paraître
cette semaine aux éditions Fage. « Le pillage », écrit par Laetitia Sariroglou,
chroniqueuse judiciaire de La Provence, à l’initiative de Pierre Vasarely, petit-fils de
l’artiste qui marqua l’art moderne dans les années 60-70, reprend le fil d’une histoire à
rebondissements en n’omettant aucun détail, aucun protagoniste, aucun épisode de
cette saga complexe.

Le quotidien de l'at

Polémique des œuvres de Vasarely exposées à Londres

À Londres, la galerie Mazzoleni organise jusqu’au 16 décembre une exposition intitulée « Victor Vasarely. Einstein in the Sky with Diamonds ». Le commissaire en est l’historien d’art Arnauld Pierre, qui avait assuré le co-commissariat de la rétrospective du maître de l’op art du musée national d’art moderne en 2019.

Polémique autour d’une exposition à Londres

Pierre Vasarely, président de la fondation éponyme, a maille à partir avec un galeriste londonien peu scrupuleux sur l’origine de la dizaine d’oeuvres présentées. Une nouvelle croisade pour le petit-fils de l’artiste
Un courrier de la société française de perception et de la répartition des droits d’auteur dans le domaine des arts graphiques et plastiques leur apprend la nouvelle début octobre. André Vasarely et son neveu Pierre, en leur qualité d’ayants droit de l’artiste Victor Vasarely, doivent donner leur aval à une galerie londonienne afin qu’elle puisse reproduire des oeuvres de leur père et grand-père dans un catalogue. Catalogue qui servira de vitrine commerciale à une exposition intitulée Einstein in the Sky with Diamonds mettant à l’honneur des oeuvres du maître de l’Op’Art dialoguant avec le théoricien de la relativité. Une dizaine de travaux majeurs couvrant la période 1950-80 sont ainsi exposées jusqu’au 16 décembre au coeur du très branché quartier de Soho, coincé entre la Tamise et Hyde Park. Selon un site britannique spécialisé dans la critique d’art, on y découvre Cassiopée 3,Arc Tur ou encore Einsten-Ker qui symbolise la fascination du plasticien pour le scientifique. La Mazzoleni gallery, basée également à Turin, affiche par la même occasion certaines oeuvres sur son site internet pour attirer les fins connaisseurs et sans doute des acquéreurs potentiels. Le tout, sous le commissariat d’un des spécialistes du décryptage du travail du maître, co-commissaire de la rétrospective Vasarely au Centre Pompidou en 2019 : l’historien d’art Arnauld Pierre. On pourrait croire à une formalité, mais il n’en est rien dès lors qu’il s’agit de la famille Vasarely. Surpris, Pierre Vasarely ne manque pas de s’enquérir de la situation auprès du propriétaire de la galerie. En l’état, il demande le retrait de la vente du catalogue – qu’il n’obtiendra qu’au prix de demandes insistantes – et de retirer les reproductions d’oeuvres mises en ligne. Et pour cause, Davide Mazzoleni, qui semble pourtant avoir pignon sur rue au regard de ses participations à tout ce que le gratin de galeristes par-delà le monde peut agréger comme salon, n’a pas répondu au légataire de l’oeuvre de Victor Vasarely. Les origines et datations des tableaux présentés n’ont pas été communiquées, ni même la liste exacte de ceux concernés par cette exposition. « Au moins deux appartiennent au patrimoine de la fondation Vasarely et d’autres aux successions de mon grand-père et de mon père (Yvaral, Ndlr) qui ne sont toujours pas liquidées », souligne Pierre Vasarely. Quant à savoir si elles pourraient être vendues et dans quelles conditions… Le légataire s’interroge sur la valeur d’une quelconque transaction, alors même que l’origine n’est pas certifiée.

Vasarely, la succession maudite

Depuis vingt-cinq ans, les héritiers du fondateur de l’art optique se déchirent. Dernier épisode: l’apparition d’un nouveau petit-fils.

Depuis bientôt vingt-cinq ans, les héritiers du peintre Victor Vasarely se déchirent. Une succession maudite, rocambolesque – veuve blonde réfugiée dans une église de Porto Rico, cadavre nonagénaire enterré avec un ours en peluche, testaments contradictoires et centaines de tableaux volatilisés –, que le temps et une kyrielle de décisions judiciaires commençaient à apaiser. Or, voici qu’un sexagénaire parisien, Xavier Terlet, affirme être le petit-fils de l’illustre peintre. Si cet homme, à la tête d’une agence de conseil en innovation alimentaire, dit vrai alors ce dossier dantesque pourrait de nouveau exploser.

Exposition Vasarely : le projet de réhabilitation de l’atelier du peintre est remis en route

Victor Vasarely a créé la majeure partie de ses œuvres dans son atelier à Annet-sur-Marne. Une exposition de quelques-unes de ses créations et de celles de dix-sept artistes contemporains qu’il a influencés était présentée en prélude au projet de rénovation du site. Le vernissage a eu lieu vendredi 8 juillet.

Victor Vasarely, d’origine hongroise, s’est installé à Annet-sur-Marne en 1961. À côté de la maison du 8 rue du Général de Gaulle, il a fait construire son atelier en 1966. Laissé à l’abandon après le décès de l’artiste, incendié puis squatté, le lieu a repris vie avec l’exposition, « Vasarely Legacy », regroupant dix-sept artistes contemporains dont Vasarely a influencé les créations. L’exposition était ouverte au public samedi 9 et dimanche 10 juillet.

Pierre Vasarely: « Nagyapá m utó pista vizioná rius volt, 40-50 é vvel megelő zte a korát »

Közös sakkmeccsek, utazások nyomán lett Victor Vasarely szellemi útitársa, majd hosszú pereskedés után hagyatékának
kizárólagos gondozója az egyetlen unokája. Pierre Vasarely a Vasarely regényes évszázada című könyvének bemutatóján járt
Budapesten.
HVG: Az idén 50 éves Vasarely Alapítvány jövője miatt érezte időszerűnek, hogy megírja családja regényét, vagy vissza akarta
hozni a köztudatba nagyapját, Victor Vasarelyt?
Pierre Vasarely: A világ legtermészetesebb dolga, hogy egy különleges ember különleges életútját, dicsőségét és harcait
személyes élményeken keresztül megosszam a nyilvánossággal. Hihetetlen sztori az övé. Vásárhelyi Győző néven Pécsen
született, majd a Budapest Műhelyben 24 évesen megismert Spinner Klárával, későbbi feleségével nekivágott Párizsnak.
Mestere, Bortnyik Sándor tanácsát megfogadva – „először keressenek sok pénzt, aztán végezzenek alkotómunkát
a maguk örömére” – beállt reklámgrafikusnak a legnagyobb

Grandson of Renowned Hungarian Artist Victor Vasarely: “He Lived a Very Simple Life”

Victor Vasarely was born in Pécs but became world famous in Paris. His
grandson Pierre, who runs the Vasarely Foundation, was recently
interviewed by 24.hu, and with the help of a journalist, has also written a
book about his grandfather.
Vasarely, the grandfather
“I remember almost exclusively that [the swearing]. Okay, I can remember
‘bull’s blood from Eger,’ ‘sausage,’ ‘spicy,’ ‘strong,’ but I can always list the
swear words that were usually uttered while playing chess,” Pierre Vasarely
fondly reminisced.
He talked about Vasarely as a grandfather as well, not just as an artist: “My
grandfather certainly had an authoritative charisma. When he entered a
room full of people, everyone could sense that an important person had
arrived. In everyday life, however, he did not have that effect at all.”

Pochette d’album de Bowie, logo Renault : l’atelier du génie Victor Vasarely exceptionnellement ouvert au public à Annet-sur-Marne

On a du mal à s’imaginer qu’ici, beaucoup de choses ont été pensées et créées. On a du mal à s’imaginer qu’ici, des artistes se sont bousculés, et non des moindres. David Bowie en personne est venu rencontrer le maître de céans. On a du mal à s’imaginer qu’ici, se trouvait un bâtiment blanc aux lignes pures dans le style du Bauhaus. Aujourd’hui la bâtisse en question est en triste état. Elle a été incendiée volontairement en 2005 par un groupe d’ados. Depuis, la végétation a envahi le terrain. Mais la bâtisse en question, même mangée par les flammes, même occultée par la verdure, est toujours là. C’est ici que l’immense artiste Victor Vasarely (1906-1997) avait posé ses chevalets et ses pinceaux depuis les années 1960. Son atelier* est ouvert au public tout le week-end et gratuitement avant une vaste opération de rénovation de lieux.

« Il est hors de question de laisser ce lieu à l’abandon plus longtemps, lui qui est en déshérence depuis 2002 », explique Pierre Vasarely, petit-fils de l’artiste, qu’il a eu la chance de connaître. « L’équipe d’architectes BMR travaille depuis trois années sur la restauration complète du lieu. Ils ont fait une première proposition. » Il faudrait 4 millions d’euros pour tout restaurer. La fondation que le descendant de l’artiste dirige, déclarée au surplus d’utilité publique depuis 1971, recherche des mécènes publics et privés. Et aimerait que le bâtiment soit classé pour simplifier les choses.

Affaire Vasarely : la Cour d’appel de Paris ordonne la restitution de 87 œuvres de l’artiste

Nouveau rebondissement dans l’affaire au long cours de la Fondation Vasarely (Aix-en-Provence) : par un arrêt du 1er février 2022, la cour d’appel de Paris a ordonné la restitution à la Fondation Vasarely de 87 œuvres originales de Victor Vasarely.

La justice ordonne la restitution de 87 œuvres de Vasarely à la fondation de l’artiste

Un nouveau combat de gagné pour Pierre Vasarely dans la récupération des œuvres de son grand-père, Victor Vasarely (1906-1997), pape de l’Op Art et figure majeure de l’abstraction géométrique au XXe siècle.

La Cour d’appel de Paris a confirmé, le 1er février, l’obligation de restitution de 87 œuvres par Yann Streiff, ancien avocat de Michèle Taburno et de son mari Jean-Pierre Vasarely (Yvaral), fils cadet de l’artiste plasticien Victor Vasarely. Radié du Barreau de Paris en 2019, ce dernier avait en effet reçu en dation en 1996, en guise de paiement de ses honoraires, une ensemble d’œuvres provenant notamment du château de Gordes. Parmi elles, une vingtaine avaient été revendues en 2000 et 21 autres ont été proposées à la vente chez Artcurial en 2013 (la vente avait été suspendue in extremis et les oeuvres déposées à la Fondation Vasarely).