La cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a confirmé mardi que le petit-fils du peintre Victor Vasarely était seul titulaire du droit moral de l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste, dont la succession déchire la famille depuis 20 ans. En première instance le 5 novembre 2009, le tribunal de grande instance d’Aix avait reconnu ce droit à Pierre Vasarely en ordonnant à Michèle Taburno-Vasarely, sa belle-mère, de lui remettre les archives du peintre d’origine hongroise.
Celle-ci avait interjeté appel. Dans un arrêt au fond rendu ce mardi, la cour a «confirmé ce jugement en toutes ses dispositions», en condamnant Taburno à verser 30.000 euros à Vasarely au titre des frais de justice. Ce nouvel épisode «vient aujourd’hui mettre un terme aux multiples dénis de justice de Michèle Taburno, veuve en secondes noces de Jean-Pierre Vasarely, mon père, qui, sans droit aucun, s’est autorisée à administrer pendant de trop nombreuses années l’oeuvre de Victor Vasarely, dépouillant ainsi de ses oeuvres une fondation reconnue d’utilité publique», s’est félicité Pierre Vasarely dans un communiqué.