Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

Vasarely: son petit-fils reconnu seul titulaire du droit moral de ses œuvres

La cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a confirmé mardi que le petit-fils du peintre Victor Vasarely était seul titulaire du droit moral de l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste, dont la succession déchire la famille depuis 20 ans. En première instance le 5 novembre 2009, le tribunal de grande instance d’Aix avait reconnu ce droit à Pierre Vasarely en ordonnant à Michèle Taburno-Vasarely, sa belle-mère, de lui remettre les archives du peintre d’origine hongroise.

Celle-ci avait interjeté appel. Dans un arrêt au fond rendu ce mardi, la cour a «confirmé ce jugement en toutes ses dispositions», en condamnant Taburno à verser 30.000 euros à Vasarely au titre des frais de justice. Ce nouvel épisode «vient aujourd’hui mettre un terme aux multiples dénis de justice de Michèle Taburno, veuve en secondes noces de Jean-Pierre Vasarely, mon père, qui, sans droit aucun, s’est autorisée à administrer pendant de trop nombreuses années l’oeuvre de Victor Vasarely, dépouillant ainsi de ses oeuvres une fondation reconnue d’utilité publique», s’est félicité Pierre Vasarely dans un communiqué.

Artist’s Daughter-in-Law Accused of Theft

The daughter-in-law of the Op Art pioneer Victor Vasarely has surrendered her French
passport a:er being accused of stealing artwork from a storage site in Chicago that was
being rented by a dealer, Agence France-Presse reported. The arBst’s daughter-inlaw, Michèle Taburno-Vasarely, said the painBngs that she was trying to take belonged to
her and that she feared that the gallery owner, Thomas Monahan, was planning to steal
them from her. Mr. Monahan said he had indeed been storing thousands of pieces for Ms.
Taburno-Vasarely but became concerned about how she had obtained them when he
heard of an inquiry now under way in France. He said his lawyer had advised him to hold
on to the works unBl righHul ownership could be established. Prosecutors asked a county
judge to postpone Ms. Taburno-Vasarely’s case unBl July 16 and said they intended to
seek a grand jury indictment on felony the: charges. She was arrested on June 22 when
the authoriBes discovered her trying to move the bubble-wrapped painBngs from Mr.
Monahan’s unit into an adjacent one. She was released on a $125,000 bond two days
later. Mr. Vasarely died in 1997

La Fondation Vasarely vit ses derniers instants

Le président de la Fondation Vasarely a annoncé que la fin de la Fondation d’Aix-en-Provence était très proche. Fondée en 1976 par Victor Vasarely, créateur de l’Op’Art, et conçu comme un centre de recherches, la Fondation est au coeur de sombres affaires depuis plusieurs années. En 2005, Charles Debbasch, ancien président de l’Université d’Aix-Marseille et président de la Fondation entre 1981 et 1993, a été condamné pour le pillage de ses œuvres. Au centre de querelles de famille pour la succession du peintre mort en 1997, la Fondation a été attaquée en justice par Pierre Vasarely pour modification illégale de statuts. Vidée de la majorité des 42 œuvres monumentales et 450 œuvres originales laissées par Victor Vasarely à la Fondation, celle-ci sera remplacée par un centre dévolu aux arts numériques.

Charles Debbasch condamné à 2 ans de prison

La cour d’appel d’Aix en Provence, dans le sud de la France, a condamné Charles Debbasch à 2 ans de prison, dont un avec sursis. L’ancien doyen de la faculté de Droit était jugé pour le détournement des oeuvres du peintre Victor Vasarely dont il avait dirigé la fondation dans les années 80. La cour d’appel a également lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de Charles Debbasch qui se trouve actuellement au Togo. Il est, en effet, un proche de Faure Eyadéma et de son père.

C’est un homme au parcours étonnant qui vient d’être condamné par la Justice française. En 1973, alors qu’il n’est âgé que de 36 ans, Charles Debbasch est déjà président d’une grande université du sud de la France.

À peine cinq ans plus tard, le juriste est conseiller du président français Valery Giscard d’Estaing. C’est cette notoriété politico-universitaire qui lui permettra d’ailleurs de convaincre le peintre Vasarely de lui confier les intérêts de sa toute nouvelle fondation.

Charles Debbasch définitivement condamné

Charles Debbasch a vu son pourvoi en cassation rejeté par la Cour qui confirme sa condamnation pour le détournement d’œuvres de Vasarely.

La Cour de cassation a rejeté mercredi 14 décembre le pourvoi du juriste français Charles Debbasch contre sa condamnation à un an de prison ferme pour détournement d’oeuvres du peintre Victor Vasarely, la rendant ainsi définitive, a-t-on appris jeudi 15 décembre auprès de la Cour.

Le 11 mai dernier, l’ex-doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence a été condamné en son absence par la cour d’appel de cette ville à une peine de 2 ans de prison, dont un avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve de 3 ans avec obligation d’indemniser les victimes, pour avoir détourné des oeuvres du maître de l’optic art, d’origine hongroise, Victor Vasarely.

Vasarely, Arp and Giacometti: The three French foundations plagued by lawsuits

There are only about 15 art foundations in France (see box), and most of them function without problems; however three are highly controversial, often in the news and the subject of multiple lawsuits. They are the Vasarely and Arp Foundations, which are struggling to survive, and the future Giacometti Foundation, which is struggling to be born.
Vasarely: in a deep coma One of the most acute examples of the problems surrounding these institutions concerns the Vasarely Foundation, whose long-running problems have plunged it into a deep coma.
It was created in September 1971 by Victor Vasarely, the 1970s Op-art darling whose work has since fallen considerably in the public esteem. He and his wife gave works of art worth, at the time, more than FFr300 million (about £22.5m; $54m), and opened a museum in Gordes and a splendid building in Aix-en-Provence. In 1981 the directors of the museum entered into an agreement with the law faculty of Aix-Marseille university, which was given responsibility for managing the foundation. Charles Debbasch, honorary president of the university, became president of the foundation.

Le pillage de l’œuvre de Vasarely passait par la Suisse

Au Tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, le procureur a réclamé, vendredi dernier, trois ans d’emprisonnement contre Charles Debbasch, 64 ans, l’ancien doyen de la Faculté de droit d’Aix-Marseille, et président de la Fondation Vasarely de 1981 à 1993. Son crime? Avoir détourné à son profit plusieurs toiles du maître de l’optical art.

D’origine hongroise, Victor Vasarely, décédé en 1997, créait des illusions d’optiques par le jeu de formes géométriques. Charles Debbasch, ancien conseiller du président Giscard d’Estaing, éminent professeur de droit, obtient la confiance du maître de la peinture cinétique.