Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

Perquisition au siège portoricain d’une fondation dédiée à Vasarely

Le FBI a saisi 100 œuvres du peintre, détenues par la fondation de sa seconde femme, en conflit avec le petit-fils de Vasarely.

Des agents du Federal Bureau of Investigation (FBI) ont perquisitionné la Fondation Michèle Vasarely, le 11 avril 2023, dans le cadre d’un protocole d’accord entre les États-Unis et la France. Située à Porto Rico, la fondation est dédiée aux œuvres du peintre Victor Vasarely (1906-1997) et de son fils, Jean-Pierre Vasarely, dit Yvaral (1934-2002).

Selon Artnews, ce sont plus de 100 œuvres d’art de Vasarely figurant sur un inventaire réalisé en 2008, d’une valeur d’environ 40 millions de dollars, qui ont été saisies dans les locaux de la fondation. Bien que les raisons de l’opération soient inconnues, cette saisie s’inscrit dans une longue suite de différends judiciaires que connaît la Fondation Vasarely depuis plusieurs décennies. Celle-ci a été créée en 1976 par l’artiste qui la dote de 1 300 œuvres, quasiment toutes disparues aujourd’hui.

La Fondation Michèle Vasarely a, elle, été créée par la seconde épouse de Jean-Pierre Vasarely, Michèle Taburno-Vasarely. Selon le site web de la fondation, l’organisation a été créée parce que la Fondation Vasarely, située à Aix-en-Provence, était « totalement antinomique à l’art », en raison de ses liens avec le droit et la politique ; une référence à l’implication de la Fondation Vasarely dans un scandale de détournement de fonds dans les années 1990. Charles Debbash, directeur de la Fondation Vasarely de 1981 et 1990, avait été reconnu coupable en 1994 de détournement d’argent et de ventes d’œuvres à des galeries. Jugement confirmé en janvier 2003 par la cour d’appel qui a condamné l’universitaire (décédé en 2022) pour détournement de plus de 400 000 € et le « pillage systématique de l’œuvre » de Vasarely.

Perquisition au siège d’une fondation dédiée au peintre Vasarely à Porto Rico

Les autorités françaises et la police fédérale américaine ont perquisitionné mardi à Porto Rico le siège d’une fondation consacrée au peintre français Victor Vasarely, considéré comme le maître de l’art optique, a-t-on appris auprès du FBI.

Des agents du FBI ont sorti et chargé dans un camion des dizaines de tableaux des locaux de la fondation, située dans un quartier historique de San Juan, capitale de l’île américaine de Porto Rico, a constaté un photographe de l’AFP.

Cette perquisition fait suite à un mandat délivré par un magistrat parisien, le FBI intervenant dans le cadre d’un accord de collaboration internationale, a précisé à l’AFP la porte-parole de la police fédérale à San Juan, Limary Cruz-Rabio.

Cette fondation présente des oeuvres de Victor Vasarely (1906-1997) et de son fils Jean-Pierre, connu sous le nom d’Yvaral (1934-2002).

Les raisons de cette perquisition n’ont pas été dévoilées.

Mais l’œuvre de l’artiste français, qui a accompagné les « Trente Glorieuses » avant de tomber en désuétude, est au centre depuis de longues années d’un différend judiciaire entre le petit-fils du peintre, Pierre Vasarely, et la créatrice de la fondation portoricaine, Michele Taburno-Vasarely.

VICTOR VASARELY SEIZED IN PUERTO RICO AMID LONGSTANDING FAMILY FEUD OVER OP ARTIST’S LEGACY

More than 100 works by the late Op-art pioneer Victor Vasarely and his son Yvaral were reportedly seized by authorities last week during a raid on the Michèle Vasarely Foundation in San Juan, Puerto Rico, as branches of the late artist’s family feud over Vasarely’s artwork and legacy.
French authorities and the Federal Bureau of Investigation (FBI) raided the foundation and took the artwork away on the truck, according to El Nuevo Día, Puerto Rico’s largest newspaper. The raid was connected to an investigation into the location of hundreds of works of art worth more than $40m according to the newspaper, citing anonymous sources. The FBI did not immediately return a request for comment. The raid was reportedly carried out under an order by a judge in France.
The Michèle Vasarely Foundation was founded by Michèle Taburno-Vasarely, the second wife of Vasarely’s son Jean-Pierre, better known under his artist name of Yvaral. The ownership of the work held at Taburno-Vasarely’s foundation in San Juan has been challenged by Pierre Vasarely, Yvaral’s son from his first wife. Pierre leads the Vasarely Foundation, based in Aix-en-Provence, France, which was established in 1976 with Vasarely’s involvement before he died in 1997

Avec l’aide du FBI, la justice remet la main sur une centaine d’œuvres de Victor Vasarely

La guerre de succession qui déchire les descendants de l’artiste hongrois Victor Vasarely a connu un nouvel épisode la semaine dernière. Le 11 avril selon La Provence, les autorités judiciaires françaises et américaines ont arraché une centaine d’œuvres des bras de Michèle Taburno-Vasarely, belle-fille du défunt artiste. L’opération a été encadrée par le FBI sur les terres de Porto Rico, où la femme de 81 ans est aujourd’hui installée.

Le petit-fils de l’artiste, Pierre Vasarely, a été désigné en 2015 comme unique légataire universel du père de l’art optique. Il préside par ailleurs la fondation Vasarely basée à Aix-en-Provence et accuse alors son ancienne belle-mère de “pillage”. Il est probable que les œuvres saisies à Porto Rico finissent par retomber dans le giron de la fondation même si pour l’heure, les autorités n’ont pas donné de telles précisions.

Les descendants de Victor Vasarely se disputent son héritage depuis plusieurs décennies. De nombreuses procédures judiciaires ont été intentées par les différents membres de la famille. L’année dernière, le petit-fils Pierre Vasarely a obtenu la restitution de 87 œuvres, cédées en 1995 à Yann Streiff, un avocat qui a été depuis radié du barreau.

Des Vasarely saisis par le FBI

Rebondissement dans la tentaculaire affaire Vasarely. Mardi, à la demande de la justice française, la police fédérale a perquisitionné la fondation de la belle-fille du maître de l’Op art, à Porto Rico, et saisi plusieurs dizaines d’oeuvres
Ces tableaux sont à moi, absolument à moi ! Je ne les rendrai pas à Pierre ni à la Fondation ! » claironnait, bravache, Michèle Taburno-Vasarely dans les colonnes de La Provence en octobre 2019, depuis ses appartements de Porto Rico où elle s’est exilée avec quelques centaines d’oeuvres à la propriété contestée. Lassée d’attendre, la justice française lui a envoyé le FBI.

Mardi, dans le cadre d’un protocole d’accord entre les États-Unis et la France, des agents du Federal Bureau of Investigation ont déboulé au siège de la fondation créée par la belle-fille de l’artiste dans le quartier historique de l’île des Caraïbes, à San Juan, où elle réside depuis plus de dix ans. Sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Paris, ils ont perquisitionné le bâtiment du Colegio de Parvulos. Ils en sont repartis après avoir saisi une centaine de tableaux du plasticien et de son fils, Jean-Pierre, alias Yvaral. El Nuevodia.com rapporte que la porte-parole du FBI sur l’île, Limary Cruz Rubio, confirme l’intervention des agents « pour soutenir les efforts des autorités françaises » mais aucune précision n’a été fournie sur la destination de ces oeuvres.

Plusieurs décisions de justice ont déjà sommé Michèle Vasarely, 81 ans, de ramener sur le sol français les tableaux expatriés. Après la mort d’Yvaral en 2002, la seconde épouse du fils cadet du plasticien s’était envolée pour Chicago, puis avait poussé jusqu’à Porto Rico avec une bonne partie de l’héritage dans ses bagages. Elle avait quitté la France au beau milieu d’une guerre avec son beau-fils, Pierre, légataire universel et titulaire du droit moral sur l’oeuvre de son grand-père. Président de la fondation créée en 1970 par Victor et son épouse Claire, dont le siège est à Aix, Pierre Vasarely martèle depuis des années que ces oeuvres, évaluées à plusieurs centaines de millions d’euros, ont été détournées de l’institution reconnue d’utilité publique.

Agents Raided a Foundation Dedicated to Victor Vasarely and Seized More Than 100 Paintings by the Op Art Pioneer

Authorities from France and the U.S. raided a Puerto Rico-based foundation dedicated to the work of the pioneering Op-Art painter Victor Vasarely yesterday.

More than 100 Vasarely works of art were allegedly taken from the premises and loaded onto a truck, according to local reports.

The Michèle Vasarely Foundation in Old San Juan was the target of the operation, which was carried out under the order of a French judge, and supported by members of the FBI, the Agence France-Presse reported. A spokesperson for the FBI did not immediately return a request for comment.

Why the artworks were seized remains unclear. But the head of the foundation, Michele Taburno-Vasarely, Victor’s former daughter in law, has been embroiled in a knotty legal battle with Vasarely’s grandson, Pierre Vasarely, over the ownership of hundreds of the late artist’s paintings.

The complicated saga between the two parties goes back years.

article vasarely

Confidentiel : Charles Debbasch ou l’escroc savant

La stupéfiante histoire d’un doyen d’université passé par la prison desBaumettes, pour finir au service d’une dictature au Togo.Nous sommes en 1981. Fatigué de mener seul depuis dix ans la barque deson entreprise gigantesque (la fondation, sur deux sites, le musée de Gordeset le centre architectonique d’Aix), sa propre production artistique, fleuve,d’assister au déclin de son épouse et meilleure alliée, atteinte de la maladied’Alzheimer, Victor Vasarely cherche à passer le flambeau.Un temps tenté par la proposition d’investisseurs japonais – chose courantedans les années 1980 –, le patriarche se tourne finalement vers une solutionplus rassurante et surtout locale : l’université d’Aix-en-Provence. Le doyen,Charles Debbasch, est une pointure qui fait l’unanimité. « Juriste surdoué,avocat, mandarin du droit administratif et fondateur de l’université d’AixMarseille 3 », nous dit Laetitia Sariroglou, qui a signé la bible de l’affaire, LePillage (Fage).

Affaire Vasarely – Charles Debbasch, l’escroc savant

Il n’y a pas encore d’« affaire Vasarely », lorsque Charles Debbasch débarque à la tête de la fondation du même nom. Pas encore de procès, pas de coups fourrés, à peine quelques frictions entre frères André et Jean-Pierre, le médecin et l’artiste, les deux fils de Victor et Claire Vasarely. Rien que de très banal.

Nous sommes en 1981. Fatigué de mener seul depuis dix ans la barque de son entreprise gigantesque (la fondation, sur deux sites, le musée de Gordes et le centre architectonique d’Aix), sa propre production artistique, fleuve, d’assister au déclin de son épouse et meilleure alliée, atteinte de la maladie d’Alzheimer, Victor Vasarely cherche à passer le flambeau.

Un temps tenté par la proposition d’investisseurs japonais – chose courante dans les années 1980 –, le patriarche se tourne finalement vers une solution plus rassurante et surtout locale : l’université d’Aix-en-Provence. Le doyen, Charles Debbasch, est une pointure qui fait l’unanimité. « Juriste surdoué, avocat, mandarin du droit administratif et fondateur de l’université d’Aix-Marseille 3 », nous dit Laetitia Sariroglou, qui a signé la bible de l’affaire, Le Pillage (Fage).

Affaire Vasarely – Yann Streiff, l’avocat marron

« Marron », c’est comme ça que Pierre Vasarely, l’unique petit-fils et héritier du célèbre peintre Victor Vasarely, appelle l’avocat Yann Streiff. « Marron » parce qu’il est celui qui va tenir la plume dans l’arbitrage de la succession qui va permettre de dépouiller de ses œuvres la fondation créée par ses grands-parents en 1971 afin de pérenniser l’œuvre du maître de l’Op art.

Yann Streiff est appelé à défendre Victor Vasarely contre Renault, en 1995. Streiff n’est encore qu’un jeune avocat présenté à la famille du peintre par l’intermédiaire d’un ami. Précédemment secrétaire de la conférence du barreau de Paris, Streiff s’est installé à son compte cinq ans plus tôt. Il avait 29 ans.

Un « hold-up »

L’affaire qui oppose le peintre Vasarely au constructeur automobile n’est pas simple. D’abord parce qu’il s’agit de son ancien employeur. Le Hongrois, d’abord graphiste, a travaillé pour la marque, et le célèbre logo, qui fête cette année ses 50 ans, a été conçu par les Vasarely père et fils (Jean-Pierre, dit « Yvaral »), en 1972. La marque, qui a multiplié les achats d’œuvres d’art – dont des Vasarely – entre les années 1970 et 1980, se retrouve à la tête d’un véritable trésor artistique. Dont la gestion, selon Vasarely, laisse à désirer… Le peintre accuse en effet Renault d’avoir « endommagé ou perdu » certaines de ses œuvres, comme on peut le lire dans Le Monde en 1995. Une année faste, que Yann Streiff, le 11 décembre, va conclure par un coup d’éclat : l’organisation du hold-up de la fondation Vasarely.

Affaire Vasarely – L’artiste utopiste et ses rejetons

« L’affaire Vasarely », comme la presse va appeler cette histoire infernale d’héritage démêlée par les tribunaux pendant trois décennies, n’existerait pas sans une famille. Ou plutôt sans la désunification d’une famille, qui a laissé la porte ouverte aux escrocs et profiteurs de tout poil, appelés à accorder les différends, arbitrer les jalousies, face à un capharnaüm d’œuvres d’art. Sans compter les millions promis à celui qui parviendrait en premier à mettre le grappin dessus.

L’idéologie du patriarche, la caution de la mère, la querelle des fils, tels Abel et Caïn, entretenue par leurs épouses, forgeant deux clans rivaux. Autant d’éléments pour nourrir « l’affaire ».

La fondation : tout donner à voir

Au tout début, il y eut la lumière d’une bonne intention. Un jour d’octobre, après avoir âprement débattu de la question avec son épouse, Claire, dans leur maison de Seine-et-Marne, le peintre hongrois Victor Vasarely, 66 ans, prend une décision ferme : il aura sa fondation. « Il est plus noble de donner à tout le monde que d’accaparer tout pour soi et pour ses proches », écrit-il dans un texte qu’il intitule « Mon projet, 1972 ». Ce manifeste d’utopie artistique – Victor restera toute sa vie un fervent communiste – croise la forme testamentaire, puisqu’il y est aussi question de succession. « Quant à la part de nos enfants », y lit-on également, il leur reviendra les « œuvres, croquis, dessins et documents » restés dans leurs deux résidences, à Annet-sur-Marne, en banlieue parisienne, et à Gordes, village aussi minéral que perché du Luberon.

Foundation of Victor Vasarely accuses London gallery of selling works by the Op artist that it doesn’t own

An exhibition at Mazzoleni Art is embroiled in a longstanding and torrid dispute between members of Vasarely’s family

In October, the commercial gallery Mazzoleni Art opened an exhibition of early geometric works by the Hungarian-French artist Victor Vasarely at its London location. Einstein in the Sky with Diamonds shines a light on the “the father of Op art”, whose illusionist works became synonymous with the 1970s.
However, the Vasarely Foundation in France is accusing the gallery of selling works by the artist which they say legally belong to them, as well as printing them in their catalogue without the foundation’s consent. The foundation alleges that Mazzoleni is offering two works that it owns, and a further eight which belong to Vasarely’s family. The gallery maintains that it is selling works consigned by another member of Vasarely’s family, who is not associated with the Vasarely Foundation. The foundation has long accused this family member of having stolen works from the artist’s heirs over the years.

The Long-Smoldering Vasarely Family Feud Has Erupted Again Over the Op Art Pioneer’s Latest Gallery Show

The London gallery Mazzoleni Art has been caught up in a long-standing family feud among the descendants of the Hungarian-French artist Victor Vasarely, after putting up ten of his works for sale in a special exhibition. “Einstein in the Sky with Diamonds,” a show dedicated to the “grandfather” of the Op Art movement, is on view at the gallery’s Old Bond Street location through December 16.

The Vasarely Foundation, which is led by the artist’s grandson Pierre Vasarely, has accused the gallery of attempting to sell works that rightfully belong to the foundation, according to The Art Newspaper. This allegation is only the latest in a long-running dispute over the ownership of two works in the London show.

Michèle Taburno, Victor Vasarely’s daughter-in-law (from his younger son’s second marriage) and Pierre’s stepmother, has been identified as the consignor of the two paintings. They belong to a larger group that has been in her possession for years, but the works’ provenance and rightful ownership has repeatedly been called into question.

Polémique autour d’une exposition à Londres

Pierre Vasarely, président de la fondation éponyme, a maille à partir avec un galeriste londonien peu scrupuleux sur l’origine de la dizaine d’oeuvres présentées. Une nouvelle croisade pour le petit-fils de l’artiste
Un courrier de la société française de perception et de la répartition des droits d’auteur dans le domaine des arts graphiques et plastiques leur apprend la nouvelle début octobre. André Vasarely et son neveu Pierre, en leur qualité d’ayants droit de l’artiste Victor Vasarely, doivent donner leur aval à une galerie londonienne afin qu’elle puisse reproduire des oeuvres de leur père et grand-père dans un catalogue. Catalogue qui servira de vitrine commerciale à une exposition intitulée Einstein in the Sky with Diamonds mettant à l’honneur des oeuvres du maître de l’Op’Art dialoguant avec le théoricien de la relativité. Une dizaine de travaux majeurs couvrant la période 1950-80 sont ainsi exposées jusqu’au 16 décembre au coeur du très branché quartier de Soho, coincé entre la Tamise et Hyde Park. Selon un site britannique spécialisé dans la critique d’art, on y découvre Cassiopée 3,Arc Tur ou encore Einsten-Ker qui symbolise la fascination du plasticien pour le scientifique. La Mazzoleni gallery, basée également à Turin, affiche par la même occasion certaines oeuvres sur son site internet pour attirer les fins connaisseurs et sans doute des acquéreurs potentiels. Le tout, sous le commissariat d’un des spécialistes du décryptage du travail du maître, co-commissaire de la rétrospective Vasarely au Centre Pompidou en 2019 : l’historien d’art Arnauld Pierre. On pourrait croire à une formalité, mais il n’en est rien dès lors qu’il s’agit de la famille Vasarely. Surpris, Pierre Vasarely ne manque pas de s’enquérir de la situation auprès du propriétaire de la galerie. En l’état, il demande le retrait de la vente du catalogue – qu’il n’obtiendra qu’au prix de demandes insistantes – et de retirer les reproductions d’oeuvres mises en ligne. Et pour cause, Davide Mazzoleni, qui semble pourtant avoir pignon sur rue au regard de ses participations à tout ce que le gratin de galeristes par-delà le monde peut agréger comme salon, n’a pas répondu au légataire de l’oeuvre de Victor Vasarely. Les origines et datations des tableaux présentés n’ont pas été communiquées, ni même la liste exacte de ceux concernés par cette exposition. « Au moins deux appartiennent au patrimoine de la fondation Vasarely et d’autres aux successions de mon grand-père et de mon père (Yvaral, Ndlr) qui ne sont toujours pas liquidées », souligne Pierre Vasarely. Quant à savoir si elles pourraient être vendues et dans quelles conditions… Le légataire s’interroge sur la valeur d’une quelconque transaction, alors même que l’origine n’est pas certifiée.

Le quotidien de l'at

Polémique des œuvres de Vasarely exposées à Londres

À Londres, la galerie Mazzoleni organise jusqu’au 16 décembre une exposition intitulée « Victor Vasarely. Einstein in the Sky with Diamonds ». Le commissaire en est l’historien d’art Arnauld Pierre, qui avait assuré le co-commissariat de la rétrospective du maître de l’op art du musée national d’art moderne en 2019.

Aix – Fondation Vasarely : les dessous d’une saga à rebondissements

« Le pillage », livre co-écrit par Pierre Vasarely et Laetitia Sariroglou, chroniqueuse
judiciaire à La Provence, revient sur plus de trente années d’une affaire
Une oeuvre artistique considérable, une fortune qui va de pair, une famille qui se
déchire, des intrigants qui se mêlent de l’héritage, des conflits de pouvoir… Tous les
ingrédients sont réunis pour tisser un bon polar. Et pourtant, les personnages hauts en
couleur, les coups bas, les manoeuvres et les trahisons qui se sont succédé durant des
décennies autour de l’héritage de l’artiste plasticien Victor Vasarely ont véritablement
existé. Cette matière en clair-obscur a façonné un épais livre, qui vient de paraître
cette semaine aux éditions Fage. « Le pillage », écrit par Laetitia Sariroglou,
chroniqueuse judiciaire de La Provence, à l’initiative de Pierre Vasarely, petit-fils de
l’artiste qui marqua l’art moderne dans les années 60-70, reprend le fil d’une histoire à
rebondissements en n’omettant aucun détail, aucun protagoniste, aucun épisode de
cette saga complexe.

Vasarely, la succession maudite

Depuis vingt-cinq ans, les héritiers du fondateur de l’art optique se déchirent. Dernier épisode: l’apparition d’un nouveau petit-fils.

Depuis bientôt vingt-cinq ans, les héritiers du peintre Victor Vasarely se déchirent. Une succession maudite, rocambolesque – veuve blonde réfugiée dans une église de Porto Rico, cadavre nonagénaire enterré avec un ours en peluche, testaments contradictoires et centaines de tableaux volatilisés –, que le temps et une kyrielle de décisions judiciaires commençaient à apaiser. Or, voici qu’un sexagénaire parisien, Xavier Terlet, affirme être le petit-fils de l’illustre peintre. Si cet homme, à la tête d’une agence de conseil en innovation alimentaire, dit vrai alors ce dossier dantesque pourrait de nouveau exploser.

Grandson of Renowned Hungarian Artist Victor Vasarely: “He Lived a Very Simple Life”

Victor Vasarely was born in Pécs but became world famous in Paris. His
grandson Pierre, who runs the Vasarely Foundation, was recently
interviewed by 24.hu, and with the help of a journalist, has also written a
book about his grandfather.
Vasarely, the grandfather
“I remember almost exclusively that [the swearing]. Okay, I can remember
‘bull’s blood from Eger,’ ‘sausage,’ ‘spicy,’ ‘strong,’ but I can always list the
swear words that were usually uttered while playing chess,” Pierre Vasarely
fondly reminisced.
He talked about Vasarely as a grandfather as well, not just as an artist: “My
grandfather certainly had an authoritative charisma. When he entered a
room full of people, everyone could sense that an important person had
arrived. In everyday life, however, he did not have that effect at all.”

Pierre Vasarely: « Nagyapá m utó pista vizioná rius volt, 40-50 é vvel megelő zte a korát »

Közös sakkmeccsek, utazások nyomán lett Victor Vasarely szellemi útitársa, majd hosszú pereskedés után hagyatékának
kizárólagos gondozója az egyetlen unokája. Pierre Vasarely a Vasarely regényes évszázada című könyvének bemutatóján járt
Budapesten.
HVG: Az idén 50 éves Vasarely Alapítvány jövője miatt érezte időszerűnek, hogy megírja családja regényét, vagy vissza akarta
hozni a köztudatba nagyapját, Victor Vasarelyt?
Pierre Vasarely: A világ legtermészetesebb dolga, hogy egy különleges ember különleges életútját, dicsőségét és harcait
személyes élményeken keresztül megosszam a nyilvánossággal. Hihetetlen sztori az övé. Vásárhelyi Győző néven Pécsen
született, majd a Budapest Műhelyben 24 évesen megismert Spinner Klárával, későbbi feleségével nekivágott Párizsnak.
Mestere, Bortnyik Sándor tanácsát megfogadva – „először keressenek sok pénzt, aztán végezzenek alkotómunkát
a maguk örömére” – beállt reklámgrafikusnak a legnagyobb

Exposition Vasarely : le projet de réhabilitation de l’atelier du peintre est remis en route

Victor Vasarely a créé la majeure partie de ses œuvres dans son atelier à Annet-sur-Marne. Une exposition de quelques-unes de ses créations et de celles de dix-sept artistes contemporains qu’il a influencés était présentée en prélude au projet de rénovation du site. Le vernissage a eu lieu vendredi 8 juillet.

Victor Vasarely, d’origine hongroise, s’est installé à Annet-sur-Marne en 1961. À côté de la maison du 8 rue du Général de Gaulle, il a fait construire son atelier en 1966. Laissé à l’abandon après le décès de l’artiste, incendié puis squatté, le lieu a repris vie avec l’exposition, « Vasarely Legacy », regroupant dix-sept artistes contemporains dont Vasarely a influencé les créations. L’exposition était ouverte au public samedi 9 et dimanche 10 juillet.

Pochette d’album de Bowie, logo Renault : l’atelier du génie Victor Vasarely exceptionnellement ouvert au public à Annet-sur-Marne

On a du mal à s’imaginer qu’ici, beaucoup de choses ont été pensées et créées. On a du mal à s’imaginer qu’ici, des artistes se sont bousculés, et non des moindres. David Bowie en personne est venu rencontrer le maître de céans. On a du mal à s’imaginer qu’ici, se trouvait un bâtiment blanc aux lignes pures dans le style du Bauhaus. Aujourd’hui la bâtisse en question est en triste état. Elle a été incendiée volontairement en 2005 par un groupe d’ados. Depuis, la végétation a envahi le terrain. Mais la bâtisse en question, même mangée par les flammes, même occultée par la verdure, est toujours là. C’est ici que l’immense artiste Victor Vasarely (1906-1997) avait posé ses chevalets et ses pinceaux depuis les années 1960. Son atelier* est ouvert au public tout le week-end et gratuitement avant une vaste opération de rénovation de lieux.

« Il est hors de question de laisser ce lieu à l’abandon plus longtemps, lui qui est en déshérence depuis 2002 », explique Pierre Vasarely, petit-fils de l’artiste, qu’il a eu la chance de connaître. « L’équipe d’architectes BMR travaille depuis trois années sur la restauration complète du lieu. Ils ont fait une première proposition. » Il faudrait 4 millions d’euros pour tout restaurer. La fondation que le descendant de l’artiste dirige, déclarée au surplus d’utilité publique depuis 1971, recherche des mécènes publics et privés. Et aimerait que le bâtiment soit classé pour simplifier les choses.

Annet-sur-Marne : une exposition en préambule d’une rénovation de l’atelier de Vasarely

Le saviez-vous ? Victor Vasarely a un jour amené David Bowie à Annet-sur-Marne. Le plasticien a notamment travaillé sur la réalisation de la pochette de l’album « Space Oddity » sorti par le chanteur britannique en 1969. L’artiste d’origine hongroise a également travaillé avec des firmes prestigieuses, comme Renault ou encore RTL.

Pour rendre hommage à Victor Vasarely et à son héritage culturel, 17 artistes se sont réunis les 8, 9 et 10 juillet 2022 à Annet-sur-Marne, dans l’atelier où il a réalisé la majorité de ses œuvres. De la création de mode aux NFT, tous ont reconnu l’influence du plasticien dans leurs parcours artistiques.

La justice ordonne la restitution de 87 œuvres de Vasarely à la fondation de l’artiste

Un nouveau combat de gagné pour Pierre Vasarely dans la récupération des œuvres de son grand-père, Victor Vasarely (1906-1997), pape de l’Op Art et figure majeure de l’abstraction géométrique au XXe siècle.

La Cour d’appel de Paris a confirmé, le 1er février, l’obligation de restitution de 87 œuvres par Yann Streiff, ancien avocat de Michèle Taburno et de son mari Jean-Pierre Vasarely (Yvaral), fils cadet de l’artiste plasticien Victor Vasarely. Radié du Barreau de Paris en 2019, ce dernier avait en effet reçu en dation en 1996, en guise de paiement de ses honoraires, une ensemble d’œuvres provenant notamment du château de Gordes. Parmi elles, une vingtaine avaient été revendues en 2000 et 21 autres ont été proposées à la vente chez Artcurial en 2013 (la vente avait été suspendue in extremis et les oeuvres déposées à la Fondation Vasarely).

Affaire Vasarely : la Cour d’appel de Paris ordonne la restitution de 87 œuvres de l’artiste

Nouveau rebondissement dans l’affaire au long cours de la Fondation Vasarely (Aix-en-Provence) : par un arrêt du 1er février 2022, la cour d’appel de Paris a ordonné la restitution à la Fondation Vasarely de 87 œuvres originales de Victor Vasarely.

La justice impose la restitution de 87 œuvres de Vasarely

Dans la course de fonds judiciaires que mène la Fondation Vasarely pour reconstituer ses collections « pillées » dans les années 1990, une étape importante vient d’être franchie avec ce jugement de la Cour d’appel de Paris.

Le dossier Vasarely semble connaître un soudain coup de projecteur et d’accélérateur. Après le décès de Charles Debbasch (voir QDA du 1er février), l’un des artificiers du détournement d’œuvres, cette décision de justice enfonce le clou. L’arrêté de la Cour d’appel de Paris de ce même 1er février intime à l’ex-avocat Yann Streiff (rayé du barreau en 2019) de restituer les 87 œuvres qui lui avaient été remises en dation en paiement de ses honoraires en 1996. À l’époque, il était le conseil de Victor Vasarely (1906-1997), de ses enfants André et Jean-Pierre (dit Yvaral), de la Fondation Vasarely elle-même, mais aussi de Michèle Taburno (seconde épouse d’Yvaral).

La Fondation Vasarely se prépare à récupérer 87 œuvres suite à une décision de justice RETOUR BREF le 7 Fév 2022

La cour d’appel de Paris a statué le 1er février dans l’affaire qui oppose la Fondation Vasarely, implantée à Aix, à l’avocat Yann Streiff. Selon, La Marseillaise (édition de samedi 5 février), ce dernier a été condamné à restituer 87 œuvres qui lui avaient été cédées en 1995, sous forme de rétribution pour un arbitrage successoral entre les descendants de l’artiste. Toutes les œuvres en question ne sont plus en possession de l’avocat, certaines ayant été vendues en 2000 et d’autres saisies par la justice avant une vente aux enchères en 2013. La Fondation entend en retrouver la majorité dans ses fonds prochainement.

Bruno ALLART, invité d’honneur au Musée de Budapest

A l’occasion de la réouverture du Musée Vasarely of Fine Arts de Budapest, Bruno Allart était l’invité d’honneur et a inauguré le vernissage de l’exposition « La Seconde vie des Objets ». Le 14 Janvier dernier en présence de Madame Pascale Andréani, l’ambassadrice de France en Hongrie, Bruno Allart était accompagné de Bruno Fabre (collectionneur et spécialiste de Vasarely) et de Valérie Zussau qui représentait son Père Robert Zussau, ancien assistant de Vasarely, décédé en 2020.

Budapest (Hongrie)/ Musée Vasarely : retour aux sources pour l’artiste catalan Bruno Allart

Bruno Allart était l’invité d’honneur du Musée Vasarely de Budapest (Hongrie), à l’occasion de sa réouverture inaugurée par le vernissage de l’exposition “La Seconde vie des Objets”.

Le 14 janvier dernier en présence de Pascale Andréani, l’ambassadrice de France en Hongrie, Bruno Allart était accompagné de Bruno Fabre (collectionneur et spécialiste de Vasarely) et de Valérie Zussau qui représentait son père, Robert Zussau, ancien assistant de Vasarely, décédé en 2020.

Charles Debbasch, au cœur de l’affaire Vasarely

Il était presque clos. Mais la mort de Charles Debbasch (1937-2022) le 8 janvier dernier laisse le dossier judiciaire qui l’opposait à la Fondation Vasarely avec des points de suspension. Après une carrière brillante – plus jeune agrégé de droit public à 24 ans, doyen de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence à 33 ans, cofondateur de l’Université Aix-Marseille III –, il avait été condamné en 2002 pour détournement de…

Charles Debbasch inhumé discrètement à Aix

Il n’aura pas eu droit à des funérailles nationales au Togo où il conseillait depuis plus de vingt ans le general Eyadéma, puis à sa mort, son fils, Faure Gnassingbé, porté au pouvoir grâce à un tripatouillage constitutionnel. L’ancien president de l’université Aix-Marseille III, ancient doyen de la fac de droit, Charles Debbasch, décédé samedi à Paris à l’age de 84 ans, a été inhume vendredi en toute discretion et dans la plus stricte intimité à Aix, selon le site iciLome.com, information confirmée par un proche. Depuis sa condemnation dans l’affare Vasarely à deux dans de prison don’t un ferme pour abus de confiance, et le mandate d’arrêt qui avait suivi.

La Fondation Vasarely récupère une partie des œuvres pilllées

Ce début d’année est promettteur. Dans sa myriade de procedures lancées pour tenter de reconstituer son fonds museal, pillé par la famille de l’artiste lors d’un arbitrage frauduleux en 1995, la Fondation Vasarely vient de remporter une Victoire qui fera date. Le 1er février dernier, la cour d’appel de Paris a ordonné la restitution immediate de 87 oeuvres données en guise ”d’honoraires” à Yann Streiff, l’ancient avocat parisien à la manoeuvre de cette procedure arbitrale viciée menée main dans la main avec la belle-fille de Victor Vasarely, Michèle Taburno.