Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

Annet-sur-Marne : une exposition en préambule d’une rénovation de l’atelier de Vasarely

Le saviez-vous ? Victor Vasarely a un jour amené David Bowie à Annet-sur-Marne. Le plasticien a notamment travaillé sur la réalisation de la pochette de l’album « Space Oddity » sorti par le chanteur britannique en 1969. L’artiste d’origine hongroise a également travaillé avec des firmes prestigieuses, comme Renault ou encore RTL.

Pour rendre hommage à Victor Vasarely et à son héritage culturel, 17 artistes se sont réunis les 8, 9 et 10 juillet 2022 à Annet-sur-Marne, dans l’atelier où il a réalisé la majorité de ses œuvres. De la création de mode aux NFT, tous ont reconnu l’influence du plasticien dans leurs parcours artistiques.

La Fondation Vasarely se prépare à récupérer 87 œuvres suite à une décision de justice RETOUR BREF le 7 Fév 2022

La cour d’appel de Paris a statué le 1er février dans l’affaire qui oppose la Fondation Vasarely, implantée à Aix, à l’avocat Yann Streiff. Selon, La Marseillaise (édition de samedi 5 février), ce dernier a été condamné à restituer 87 œuvres qui lui avaient été cédées en 1995, sous forme de rétribution pour un arbitrage successoral entre les descendants de l’artiste. Toutes les œuvres en question ne sont plus en possession de l’avocat, certaines ayant été vendues en 2000 et d’autres saisies par la justice avant une vente aux enchères en 2013. La Fondation entend en retrouver la majorité dans ses fonds prochainement.

La justice impose la restitution de 87 œuvres de Vasarely

Dans la course de fonds judiciaires que mène la Fondation Vasarely pour reconstituer ses collections « pillées » dans les années 1990, une étape importante vient d’être franchie avec ce jugement de la Cour d’appel de Paris.

Le dossier Vasarely semble connaître un soudain coup de projecteur et d’accélérateur. Après le décès de Charles Debbasch (voir QDA du 1er février), l’un des artificiers du détournement d’œuvres, cette décision de justice enfonce le clou. L’arrêté de la Cour d’appel de Paris de ce même 1er février intime à l’ex-avocat Yann Streiff (rayé du barreau en 2019) de restituer les 87 œuvres qui lui avaient été remises en dation en paiement de ses honoraires en 1996. À l’époque, il était le conseil de Victor Vasarely (1906-1997), de ses enfants André et Jean-Pierre (dit Yvaral), de la Fondation Vasarely elle-même, mais aussi de Michèle Taburno (seconde épouse d’Yvaral).

Budapest (Hongrie)/ Musée Vasarely : retour aux sources pour l’artiste catalan Bruno Allart

Bruno Allart était l’invité d’honneur du Musée Vasarely de Budapest (Hongrie), à l’occasion de sa réouverture inaugurée par le vernissage de l’exposition “La Seconde vie des Objets”.

Le 14 janvier dernier en présence de Pascale Andréani, l’ambassadrice de France en Hongrie, Bruno Allart était accompagné de Bruno Fabre (collectionneur et spécialiste de Vasarely) et de Valérie Zussau qui représentait son père, Robert Zussau, ancien assistant de Vasarely, décédé en 2020.

Bruno ALLART, invité d’honneur au Musée de Budapest

A l’occasion de la réouverture du Musée Vasarely of Fine Arts de Budapest, Bruno Allart était l’invité d’honneur et a inauguré le vernissage de l’exposition « La Seconde vie des Objets ». Le 14 Janvier dernier en présence de Madame Pascale Andréani, l’ambassadrice de France en Hongrie, Bruno Allart était accompagné de Bruno Fabre (collectionneur et spécialiste de Vasarely) et de Valérie Zussau qui représentait son Père Robert Zussau, ancien assistant de Vasarely, décédé en 2020.

La Fondation Vasarely récupère une partie des œuvres pilllées

Ce début d’année est promettteur. Dans sa myriade de procedures lancées pour tenter de reconstituer son fonds museal, pillé par la famille de l’artiste lors d’un arbitrage frauduleux en 1995, la Fondation Vasarely vient de remporter une Victoire qui fera date. Le 1er février dernier, la cour d’appel de Paris a ordonné la restitution immediate de 87 oeuvres données en guise ”d’honoraires” à Yann Streiff, l’ancient avocat parisien à la manoeuvre de cette procedure arbitrale viciée menée main dans la main avec la belle-fille de Victor Vasarely, Michèle Taburno.

Charles Debbasch inhumé discrètement à Aix

Il n’aura pas eu droit à des funérailles nationales au Togo où il conseillait depuis plus de vingt ans le general Eyadéma, puis à sa mort, son fils, Faure Gnassingbé, porté au pouvoir grâce à un tripatouillage constitutionnel. L’ancien president de l’université Aix-Marseille III, ancient doyen de la fac de droit, Charles Debbasch, décédé samedi à Paris à l’age de 84 ans, a été inhume vendredi en toute discretion et dans la plus stricte intimité à Aix, selon le site iciLome.com, information confirmée par un proche. Depuis sa condemnation dans l’affare Vasarely à deux dans de prison don’t un ferme pour abus de confiance, et le mandate d’arrêt qui avait suivi.

Charles Debbasch, au cœur de l’affaire Vasarely

Il était presque clos. Mais la mort de Charles Debbasch (1937-2022) le 8 janvier dernier laisse le dossier judiciaire qui l’opposait à la Fondation Vasarely avec des points de suspension. Après une carrière brillante – plus jeune agrégé de droit public à 24 ans, doyen de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence à 33 ans, cofondateur de l’Université Aix-Marseille III –, il avait été condamné en 2002 pour détournement de…

Aix : mort de Charles Debbasch, l’universitaire clair-obscur

L’un des fondateurs de l’université Aix-Marseille III est décédé samedi à Paris, à l’âge de 84 ans. Condamné dans « l’affaire Vasarely », le juriste s’était depuis exilé au Togo où il exerçait son influence dans le premier cercle du pouvoir
Au terme d’une vie tonitruante passée sur les estrades des amphis, sous les projecteurs des médias et au coeur des cercles de pouvoir, Charles Debbasch s’en est allé dans une étonnante discrétion qui ne lui était guère coutumière. L’universitaire s’est éteint samedi dernier à Paris à l’âge de 84 ans et son décès ne s’est accompagné d’aucune communication officielle, pas même un avis, si bien qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’information ne circule encore, qu’entre un petit nombre d’initiés.

Atteint depuis une douzaine d’années de la maladie de Parkinson, l’ancien doyen de la Fac de droit d’Aix-en-Provence continuait, à 80 ans passés, à exercer son influence en tant que conseiller spécial du président du Togo, Faure Gnassingbé, pays où il résidait depuis le début des années 2000 et dont il avait acquis la nationalité. Fin novembre dernier, le site d’information togoweb.net rapportait que Charles Debbasch avait été soigné en urgence par les équipes médicales de l’hôpital de Lomé pour une grave infection abdominale. Signe de sa position éminente dans les cercles du pouvoir, l’octogénaire avait ensuite été transféré à Paris dans un vol médicalisé spécialement affrété pour lui par la présidence de cet État d’Afrique occidentale, suscitant une certaine indignation dans un pays où l’accès aux soins de base est encore difficile pour une très grande partie de la population.

Un destin marqué par la folle « affaire Vasarely »

Au juge d’instruction, il disait qu’il se battrait jusqu’à son dernier souffle. Charles Debbasch vient d’expirer sans avoir pu jouer sa dernière carte. “Étant son avocat depuis 23 ans, je nourrirai un regret éternel : celui qu’il soit mort avant d’avoir eu le temps de deposer son recours en revision que nous avions dans les tuyaux, prouvant sa total et parfait innocence. Il était prêt, mais la maladie avait pris le pas sur l’honneur”, confiait hier avec émotion Me Silvio Rossi-Arnaud, qui fut son élève avant d’être son défenseur.
Président de la Fondation Vasarely de 1981 à 1993, l’universitaire a été définitivement condamné par la justice pour detournement de fonds et de toiles au prejudice de l’Institution.