Modernités Cosmiques

Du 18/06/22 au 16/10/22

Modernités cosmiques

Une exposition en partenariat avec le Musée National d’Art Moderne Centre Pompidou


Du 18 juin au 16 octobre 2022

Présentation

Après la présentation de deux expositions marquantes, La révolution permanente en 2019 et Sud-Est, le constructivisme en héritage / Europe de l’Est et Amérique du Sud, en 2020-21, la collaboration initiée entre la Fondation Vasarely et le Centre Pompidou se poursuit cette année par l’exposition Modernités cosmiques. Celle-ci se tiendra du 18 juin au 16 octobre 2022, au Centre Architectonique, Fondation Vasarely à Aix-enProvence.

Cet événement sera l’occasion de voir des chefsd’oeuvre de la modernité provenant des collections du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, et les travaux d’artistes partageant une source d’inspiration commune : le cosmos et l’infiniment grand.

Cette exposition montrera l’intérêt qu’ont manifesté les artistes d’avant-garde pour l’observation sidérale, dont on sait à quel point elle est présente dans l’oeuvre de Victor Vasarely, et sa persistance dans la création artistique actuelle.

L’exposition tisse les liens entre l’imaginaire cosmique et la modernité artistique en présentant des oeuvres de différentes esthétiques et périodes des années 1920 jusqu’à aujourd’hui. De Frantisek KUPKA, à Antoine PEVSNER, en passant par Jean DEWASNE, BRASSAI, Lucio FONTANA, Evariste RICHER, Max ERNST, Alain JACQUET… ces artistes révèlent en leur perception et leur l’interprétation des astres et du cosmos.

Son commissaire, Michel Gauthier, conservateur au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, propose ici, dans une sélection de vingt-quatre oeuvres et vingt artistes, une lecture passionnante de l’art moderne et contemporain via le prisme cosmique.


Commissaire d’exposition

Michel Gauthier


Tarif

Supplément de 3€

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Durée moyenne

1h.

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Langues

Français, Anglais

Victor Vasarely, Ninive 1949-1952 ©photo : Fabrice Lepeltier

Max ERNST
La comète
1959
Tapisserie, laine
214,5 x 169,5 cm
Achat de l’Etat, 1962 / Inv. : AM 1140 OA / Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle / © Adagp, Paris, 2022 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais – © image Centre Pompidou, MNAM-CCI

Modernité et cosmos au fil du temps.

La modernité artistique n’aura jamais détourné bien longtemps ses yeux du cosmos. Des avantgardes historiques jusqu’à aujourd’hui, celui-ci se sera offert comme un cadre référentiel à nombre d’oeuvres, en accompagnant différentes scansions de l’histoire de l’art. Si la portée métaphysique de la vision cosmique et le trouble qu’elle suscite constituent une donnée anthropologique, l’histoire de la modernité artistique révèle que le cosmos aura souvent joué un rôle bien plus spécifique. Il continue d’habiter l’imaginaire du XXe siècle et du début du siècle suivant, mais pour des raisons fort diverses, parfois même contradictoires.

De l’utopisme des avant-gardes, le souhait d’une modernité absolue, d’un art, d’un monde et d’un homme radicalement nouveaux, mais aussi le dépassement de tous les contraires, il fallait un lieu qui n’en fût pas un, un espace inconnu et sans limites. Seul le cosmos pouvait prétendre assumer pareil rôle. Non-lieu, il devint l’horizon logique des utopies modernistes.

Le cosmos a acquis pendant la période des avant gardes historiques un droit de préemption sur l’abstraction qu’il saura faire valoir lors de la seconde moitié du XXe siècle, tout particulièrement quand il sera question d’espace, de mouvement ou de lumière et lorsque la géométrie voudra rêver d’autres règles que celles qui la gouvernant depuis Euclide.

On le sait, les origines de l’abstraction sont multiples. Le difficile abandon de la figuration a dû s’autoriser de différents récits. S’il n’y a pas, à proprement parler, une genèse cosmique de l’abstraction, les références au cosmos jalonnent l’apparition de cette dernière comme ses développements ultérieurs. La passion chromatique et le tropisme luministe qui accompagnent la naissance de l’abstraction ont donné une place essentielle au motif solaire et cosmique.

Si le cosmos des artistes de la modernité a longtemps été celui de la science, il est peu à peu devenu celui de la science-fiction.

Quand il regarde en direction du cosmos, l’art se tourne aujourd’hui vers le passé. C’est ce que révèlent plusieurs travaux des deux dernières décennies, d’orientations esthétiques variées.

Alain JACQUET, (1939, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, France) - 2008, New York (New York, États-Unis)) Reflexion of a Golden Egg (Reflet d'un œuf d'Or), 1988, 282 x 253,5 cm, Pigments synthétiques sur toile de lin Achat en 1989, Inv. : AM1989-559 Centre Pompidou, Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle © Adagp, Paris, 2022 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais - © Philippe Migeat


Merci aux sponsors de l’exposition

Agence Y2, InEvents, Konica Minolta, Labio, Sully Patrimoine, Villa Baulieu, Vins d’Aix-en-Provence


couverture-catalogue-modernités-cosmiques

Catalogue de l’exposition

La modernité artistique n’aura jamais détourné bien longtemps ses yeux du cosmos. Des avant-gardes historiques jusqu’à aujourd’hui, celui-ci aura été le cadre référentiel de nombre d’œuvres et accompagné différentes scansions de l’histoire de l’art. C’est un parcours dans l’imaginaire cosmique d’un siècle de création que propose « Modernités cosmiques

60 pages en français / Fage éditions
Prix : 15€

Sélection d’oeuvres

Jean DEWASNE, (1921, Hellemmes-Lille (Nord, France) - 1999, Paris (France))
La grande ourse, 1958, Laque sur isorel, 122 x 183 cm
Donation de M. Daniel Cordier en 1982 / Inv. : AM 1982-235
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle
© Adagp, Paris, 2022 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Bertrand Prévost/Dist. RMN-GP
Frantisek KUPKA, (1871, Opocno (Autriche-Hongrie) - 1957, Puteaux (Hauts-de-Seine, France)) Soleil, 1930-1935, Huile sur toile, 48,5 x 73 cm Don d'Eugénie Kupka en 1963, Inv. : AM 4178 P Centre Pompidou, Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle © Adagp, Paris, 2022 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais - © Jean-Claude Planchet
Kumi SUGAI (Teizo SUGAI, dit), 1919, Kobe (Japon) - 1996, Kobe (Japon) Soleil bleu, 1969, Acrylique sur toile, 152,5 x 400 x 6,5 cm Don de Madame Mitsuko Sugaï en 1999, Inv. : AM 1999-159 Centre Pompidou, Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle © Adagp, Paris, 2022 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat
Alain JACQUET, (1939, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, France) - 2008, New York (New York, États-Unis)) Reflexion of a Golden Egg (Reflet d'un œuf d'Or), 1988, 282 x 253,5 cm, Pigments synthétiques sur toile de lin Achat en 1989, Inv. : AM1989-559 Centre Pompidou, Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle © Adagp, Paris, 2022 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais - © Philippe Migeat