La centaine d’œuvres de Victor Vasarely saisies l’année dernière par le FBI à Porto Rico, reviendront-elles un jour en France ? La justice française le souhaite, mais l’ex-femme de l’artiste s’y oppose.
Du nouveau dans un imbroglio juridico-famillialo-artistique sans fin. La France espère voir revenir les 112 œuvres d’art saisies par le FBI au printemps 2023 lors d’une perquisition à Porto-Rico. Comme relaté par Libération dans son enquête, l’affaire concerne la succession du célèbre Victor Vasarhelyi, dit Vasarely (1906-1997), créateur franco-hongrois de l’Op-Art et père de la peinture cinétique. De son vivant, l’artiste a donné à titre inaliénable des centaines d’œuvres à la fondation ouverte à son nom en 1971 à Aix-en-Provence. Depuis son décès en 1997, son petit-fils Pierre, actuel président de la fondation, s’oppose à sa belle-mère et ex-présidente de la fondation, Michèle Taburno-Vasarely. Le premier accuse la seconde d’avoir dilapidé la fondation à son profit, en s’exilant aux Etats-Unis avec de multiples œuvres.