Septembre 2022

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Modernités cosmiques
jusqu’au 16 octobre

Max ERNST, La comète, 1959, Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, ©Adagp, Paris, 2022, © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais - © Image Centre Pompidou, MNAM-CCI

Max ERNST, La comète, 1959, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne,
©Adagp, Paris, 2022, © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais – © Image Centre Pompidou, MNAM-CCI

Le cosmos a acquis pendant la période des avant-gardes historiques un droit de préemption sur l’abstraction qu’il saura faire valoir lors de la seconde moitié du XXe siècle, tout particulièrement quand il sera question d’espace, de mouvement ou de lumière et lorsque la géométrie voudra rêver d’autres règles que celles la gouvernant depuis Euclide […]
Les excentricités de l’astrophysique n’atteignent toutefois pas que la seule abstraction géométrique, la galaxie surréaliste en éprouve également les effets, comme en témoignent dessins et peintures de Roberto Matta. Ce dernier fut marqué par les travaux de l’astrophysicien Karl Schwarzschild, qui contribuèrent à fonder la théorie du trou noir, et par les objets mathématiques de l’Institut Poincaré de Paris que Man Ray avait découverts en compagnie de Max Ernst et photographiés au milieu des années 1930. Des toiles comme Onyx of Electra (1944) ou Xpace and the Ego (1945) l’attestent. Ernst lui-même, entre 1955 et 1961, réalise des toiles en hommage à l’astronome du XIXe siècle Ernst-Wilhelm Tempel, heureux inventeur de vingt-et-une comètes.

Extrait du texte de Michel Gauthier
Catalogue de l’exposition 60 pages / Fage éditions
Prix : 15€

L’exposition regroupe les oeuvres de Frantisek Kupka, Antoine Pevsner, Max Ernst, Lucio Fontana, Brassaï, Victor Vasarely, Anna-Eva Bergman, Emile Gilioli, Frank Malina, Kumi Sugai, Jean Dewasne, Stefan Gierowski, Alain Jacquet, Laurent Saksik.

Commissaire de l’exposition : Michel Gauthier, conservateur au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou

Lokart – les artistes de Pécs
16 – 30 septembre
vernissage le 15 septembre à 19h00

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La Fondation Vasarely présente, en collaboration avec la ville de Pécs (Hongrie), jumelée avec la ville d’Aix-en-Provence, les photographies noir et blanc de Lajos Kalmár ainsi que les cinq lauréats de LOKART, premier festival d’arts plastiques de la ville de Pécs.
En 2023, le Festival LOKART invitera des artistes contemporains aixois.
Commissaire de l’exposition : Valéria Fekete, directrice artistique des Galeries de Pécs.

Journées Européennes du Patrimoine
les 17 et 18 septembre

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Dans le cadre de la 39ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, célébrant cette année le patrimoine durable, la Fondation Vasarely, ouvre ses portes pour des visites guidées, des ateliers créatifs destinés à tous les publics afin de partager l’univers du plasticien Victor Vasarely, dont on commémore cette année le 25ème anniversaire de sa disparition.
A cette occasion, l’association philatélique d’Aix-en-Provence présentera “Victor Vasarely et ses réalisations dans le monde” : une collection philatélique unique qui réunit un fond exceptionnel autour de l’œuvre du plasticien. Entre timbres, cachets, enveloppes, le collectionneur Jean Thomas présentera et partagera le résultat de douze années de travail et de recherches.

Un bureau temporaire de la Poste sera installé les 17 et 18 septembre et proposera un atelier créatif. A l’issue de cet atelier, les créations les plus originales seront récompensées par un jury sélectionné.

Le dimanche 18 septembre à 11h, l’Harmonie municipale d’Aix-en-Provence présentera son nouveau programme “Airs d’Europe”. Cette nouveauté inspirée des cultures européennes, propose un voyage musical à travers le Caucase et la Hongrie.
Ces journées du patrimoine, seront l’opportunité de découvrir ou redécouvrir la collection permanente et les expositions temporaires Modernités cosmiques, en partenariat avec le Centre Pompidou, Vasarely Plasticien avec les oeuvres de la Collection de Lucien Arkas et l’exposition du photographe hongrois Lajos Kalmár.

L’équipe de médiation vous attend autour des visites commentées et des ateliers créatifs. Les salles et ateliers seront ouverts pour un moment ludique et de détente.

Chantier de restauration des tapisseries d’Aubusson de Victor Vasarely

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Dans le cadre du vaste chantier de conservation-restauration de ses 44 intégrations monumentales, démarré en 2016, une drôle de machinerie a pris place au sein de l’une des 7 alvéoles du Centre architectonique.

Un traitement d’anoxie dynamique des sept tapisseries d’Aubusson est en cours jusqu’au 15 octobre. Ce traitement de désinsectisation, sans risque pour les collections patrimoniales, consiste en une privation d’oxygène par injection d’azote en flux continu au sein d’une bulle hermétique en aluminium.
Cette opération nécessite un équipement particulier et réalisée par Alain Renard, professionnel de la conservation-restauration du patrimoine.

Ces tapisseries ont toutes été réalisées entre 1974 et 1975 à Aubusson par les ateliers Pinton. Il s’agissait d’une commande spécifique de Victor Vasarely, d’après ses cartons, pour le Centre architectonique qui sera inauguré en 1976.

Médiation Culturelle

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Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, la Fondation Vasarely ouvre ses salles de médiation pour faire découvrir aux jeunes visiteurs des ateliers créatifs qui nous embarquent dans l’univers plastique de Victor Vasarely. L’équipe de médiation propose aux enfants une sélection d’ateliers créatifs, en fonction de l’âge des participants. Une introduction autour de la notion du patrimoine durable sera abordée.

L’oeil en jeu
Palazzo del Monte di Pietta, Padoue
du 24 septembre 2022 au 26 février 2023

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L’exposition se propose de reconstituer avec précision les relations et les influences qui ont lié les pratiques des artistes aux études expérimentales et académiques sur la psychologie de la perception menées par l’Université de Padoue.
L’exposition commence par la présentation d’œuvres du Groupe N, actif à Padoue entre 1960 et 1964 et composé d’Alberto Biasi (Padoue, 1937), Ennio Chiggio (Naples, 1938 – Padoue, 2020), Toni Costa (Padoue, 1935-2013), Edoardo Landi (Modène, 1937) et Manfredo Massironi (Padoue, 1937- 2011), suivis par les œuvres de Marina Apollonio (Trieste, 1940) et sans négliger les relations exemplaires avec Bruno Munari (Milan, 1907-1998) et le Groupe T milanais (Giovanni Anceschi, Davide Boriani, Gianni Colombo, Grazie Varisco, Gabriele Devecchi), toutes des figures de proue de la “nouvelle tendance” appelée de différentes manières : “art programmé”, “Gestalt”, “optique” et “cinétique”.
D’autres artistes antérieurs sont également considérés comme faisant partie de cette tendance : Marcel Duchamp (Blainville-Crevon, 1887 – Neuilly-sur-Seine, 1968), auteur des Rotoreliefs (disques optiques) en 1935, et des artistes-enseignants comme Joseph Albers (Bottrop, 1888 – New Haven, 1976) et Max Bill (Winterthur, 1908 – Berlin, 1994), enquêteurs méthodiques de la grammaire du visible au Bauhaus et au “nouveau Bauhaus” d’Ulm, respectivement.
La Fondation Vasarely est très heureuse de participer à cette exposition par le prêt de 34 œuvres, études et programmations originales de Victor Vasarely.

L’occhio in gioco au Palazzo del Monte di Pietà, Padoue, Italie
Du 24 septembre 2022 au 26 février 2023
Commissaire de l’exposition Luca Massimo Barbero

Paris et nulle part ailleurs
Musée national de l’histoire de l’immigration
du 27 septembre 2022 au 22 janvier 2023

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Victor Vasarely, Orion MC, 1963, courtesy Fondation Vasarely
© Fabrice Lepeltier © Adagp, Paris, 2022

Jean-Paul Ameline, ancien conservateur au Musée National d’Art Moderne Centre Pompidou, a réuni une centaine d’œuvres de collections privées et publiques – dessins, sculptures, peintures, collages – de Shafic Abboud (Liban), Eduardo Arroyo (Espagne), André Cadere (Roumanie), Ahmed Cherkaoui (Maroc), Carlos Cruz-Diez (Vénézuela), Dado (Monténégro), Erró (Islande), Tetsumi Kudo (Japon), Wifredo Lam (Cuba), Julio Le Parc (Argentine), Milvia Maglione (Italie), Roberto Matta (Chili), Joan Mitchell (États-Unis), Véra Molnar (Hongrie), Iba N’Diaye (Sénégal), Alicia Penalba (Argentine), Judit Reigl (Hongrie), Antonio Seguí (Argentine), Jesús Rafael Soto (Vénézuela), Daniel Spoerri (Roumanie), Hervé Télémaque (Haïti), Victor Vasarely (Hongrie), Maria Helena Vieira da Silva (Portugal), Zao Wou-Ki (Chine) autour de l’exposition Paris et nulle part ailleurs. Plongeant ainsi le public dans les années d’effervescence d’après-guerre qui, de 1945 à 1972, virent l’émergence de nouvelles visions artistiques, que ce soit dans le domaine de l’abstraction, de la figuration ou de l’art cinétique.

Sur les 15 000 artistes actifs à Paris à cette époque, 60 à 65 % d’entre eux sont étrangers. Qu’ils ne passent que quelques mois, quelques années, partent et reviennent, ou s’installent définitivement, pour quelles raisons ces artistes sont-ils venus ? Comment leurs œuvres ont-t-elles été marquées par ce changement d’univers, comment l’expriment-elles ? Leurs parcours migratoires sont-ils similaires à ceux de leurs compatriotes ? Paris et nulle part ailleurs s’intéresse à 24 artistes de diverses origines (Europe, Afrique, Amérique latine, États-Unis, Asie) venus à Paris et dont le travail permet de saisir les enjeux de la migration.

Fête internationale du livre à Budapest
du 29 septembre au 2 octobre

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Philippe Dana et Pierre Vasarely présenteront à cette occasion Vasarely, une saga dans le siècle, publié en 2019 chez Calmann-Levy, et traduit en langue hongroise aux Editions Prae.

« À la base de toute création, il y a les deux comportements contradictoires : 1. dépouiller; 2. complexifier. Dépouillement veut dire : petit nombre, recherche de l’essentiel avec le risque d’appauvrissement. Complexification veut dire : grand nombre, donc richesse. »

Victor Vasarely, Extrait de Notes Brutes, 1948