Lorsqu’on évoque l’art à Aix-en-Provence, on pense d’abord à Paul Cézanne et à sa fameuse
montagne Sainte-Victoire. Il habitait dans la grande demeure familiale qui existe toujours, située dans
le quartier périphérique du Jas de Bouffan. Contre toute attente, tout près de là, c’est un maître d’un
autre genre qui a souhaité s’inscrire dans ses pas : Victor Vasarely (1906-1997).
En 1976, celui qui était alors une superstar de l’op art, ce mouvement qui vise à produire en peinture
et sculpture des illusions de mouvement ou de volume, a inauguré, dans le même quartier, une
fondation. Sous la première pierre du bâtiment, l’artiste a enfoui un message destiné à son illustre
prédécesseur dont on connaît seulement les premiers mots : « De Cézanne à Vasarely : nous serons
dignes. » Et il a lui-même dessiné la construction.
Surplombant le boulevard périphérique de la ville du roi René, elle a été imaginée comme un objet
géométrique monumental et sera classée monument historique en 2013. La visiter revient à faire un
extraordinaire voyage dans le temps afin de retrouver cette esthétique reine des années 1970. Après
la mort de Vasarely, la fondation a pâti des guerres de succession familiale et d’une gestion
contestée. Désormais présidée par le petit-fils, Pierre Vasarely, elle a fait l’objet de salutaires travaux
de rénovation achevés en 2019.
Redécouvrir Vasarely à Aix
- août 2020
- Les échos
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