On a du mal à s’imaginer qu’ici, beaucoup de choses ont été pensées et créées. On a du mal à s’imaginer qu’ici, des artistes se sont bousculés, et non des moindres. David Bowie en personne est venu rencontrer le maître de céans. On a du mal à s’imaginer qu’ici, se trouvait un bâtiment blanc aux lignes pures dans le style du Bauhaus. Aujourd’hui la bâtisse en question est en triste état. Elle a été incendiée volontairement en 2005 par un groupe d’ados. Depuis, la végétation a envahi le terrain. Mais la bâtisse en question, même mangée par les flammes, même occultée par la verdure, est toujours là. C’est ici que l’immense artiste Victor Vasarely (1906-1997) avait posé ses chevalets et ses pinceaux depuis les années 1960. Son atelier* est ouvert au public tout le week-end et gratuitement avant une vaste opération de rénovation de lieux.
« Il est hors de question de laisser ce lieu à l’abandon plus longtemps, lui qui est en déshérence depuis 2002 », explique Pierre Vasarely, petit-fils de l’artiste, qu’il a eu la chance de connaître. « L’équipe d’architectes BMR travaille depuis trois années sur la restauration complète du lieu. Ils ont fait une première proposition. » Il faudrait 4 millions d’euros pour tout restaurer. La fondation que le descendant de l’artiste dirige, déclarée au surplus d’utilité publique depuis 1971, recherche des mécènes publics et privés. Et aimerait que le bâtiment soit classé pour simplifier les choses.