Depuis 30 ans, Pierre Vasarely se bat pour sauver l’oeuvre de son grand-père, Victor

« Il m’a conditionné dès mon plus jeune âge en disant que je serais le futur président de la fondation », raconte Pierre Vasarely, dans son bureau de la fondation Vasarely inaugurée en 1976, où il travaille depuis les années 1980 et qu’il préside depuis 2009.

Alors que le Centre Pompidou rend hommage à Victor Vasarely, après des années de relatif oubli, ce petit-fils qu’il présentait comme son « ombre », supplantant ses deux fils, André et Yvaral, raconte une lutte de près de trente ans. Un combat judiciaire, familial, financier pour sauver la fondation du dépôt de bilan, puis d’un arbitrage frauduleux, avant de tenter de récupérer les centaines d’oeuvres qui en avaient été soustraites.

« Mon père, mes grands-parents ont été manipulés », raconte Pierre Vasarely. Il y a eu l’épisode Charles Debbasch, doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence que Victor avait choisi comme premier président de la fondation et qui met la trésorerie à mal. En mai 2005, l’ancien doyen est condamné en appel, en son absence, à deux ans de prison dont un ferme pour détournement d’oeuvres du peintre et détournement de fonds. Un mandat d’arrêt international est lancé contre lui car il réside au Togo.

I am a civilised person, even with 50 percent of the blood in my veins being Hungarian

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