Dans un communiqué du 19 février, la Fondation Vasarely réclame la restitution de vingt œuvres conservées depuis 2013, sur décision de justice, dans les réserves de la maison de ventes aux enchères Artcurial à Paris.
Depuis 1995, et l’ouverture de la succession Vasarely au décès de l’épouse de l’artiste, une guerre juridique fait rage entre les héritiers du père de l’Op Art. Pierre Vasarely, petit-fils et légataire universel de l’artiste, avait obtenu en mai 2014 l’annulation pour fraude d’un arbitrage visant initialement à rétablir les droits des héritiers en limitant les donations faites par Victor Vasarely (1906-1997). Selon Pierre Vasarely, cet arbitrage aurait surtout permis le détournement de « l’intégralité des œuvres originales inaliénables (soit plus de 430 œuvres) ainsi que plus de 20 000 sérigraphies et multiples aliénables, appartenant à la Fondation Vasarely ». De fait, cette procédure avait accordé aux fils de l’artiste, André et Yvaral, la totalité des œuvres présentées au musée Vasarely du château de Gordes (Vaucluse), qui avait alors fermé ses portes, ainsi que des centaines d’études et de sérigraphies conservées au Centre d’Aix-en-Provence. La Fondation Vasarely, par l’intermédiaire de Pierre Vasarely et de ses avocats, travaille depuis à la restitution systématique des œuvres dispersées, dont elle revendique l’inaliénabilité.