Affaire Vasarely – Yann Streiff, l’avocat marron

« Marron », c’est comme ça que Pierre Vasarely, l’unique petit-fils et héritier du célèbre peintre Victor Vasarely, appelle l’avocat Yann Streiff. « Marron » parce qu’il est celui qui va tenir la plume dans l’arbitrage de la succession qui va permettre de dépouiller de ses œuvres la fondation créée par ses grands-parents en 1971 afin de pérenniser l’œuvre du maître de l’Op art.

Yann Streiff est appelé à défendre Victor Vasarely contre Renault, en 1995. Streiff n’est encore qu’un jeune avocat présenté à la famille du peintre par l’intermédiaire d’un ami. Précédemment secrétaire de la conférence du barreau de Paris, Streiff s’est installé à son compte cinq ans plus tôt. Il avait 29 ans.

Un « hold-up »

L’affaire qui oppose le peintre Vasarely au constructeur automobile n’est pas simple. D’abord parce qu’il s’agit de son ancien employeur. Le Hongrois, d’abord graphiste, a travaillé pour la marque, et le célèbre logo, qui fête cette année ses 50 ans, a été conçu par les Vasarely père et fils (Jean-Pierre, dit « Yvaral »), en 1972. La marque, qui a multiplié les achats d’œuvres d’art – dont des Vasarely – entre les années 1970 et 1980, se retrouve à la tête d’un véritable trésor artistique. Dont la gestion, selon Vasarely, laisse à désirer… Le peintre accuse en effet Renault d’avoir « endommagé ou perdu » certaines de ses œuvres, comme on peut le lire dans Le Monde en 1995. Une année faste, que Yann Streiff, le 11 décembre, va conclure par un coup d’éclat : l’organisation du hold-up de la fondation Vasarely.

Affaire Vasarely : la mise en examen de la principale suspecte annulée, les saisies d’œuvres validées

L’héritage « maudit » de Vasarely : « Si on racontait cette histoire sur Netflix, ça aurait l’air franchement ‘gros' »

Aix-en-Provence : vente aux enchères exceptionnelle au profit de la Fondation Vasarely

Claire Vasarely – Une vie dans la couleur

Un centre européen de recherche s’installe au musée Vasarely

Affaire Vasarely: la défense dénonce un « excès de pouvoir » devant la Cour de cassation