LES ŒUVRES DISPERSEES DE VASARELY

Musée didactique de Gordes, 1970-1996

10 JUIN - 23 AOÛT 2020

 

Les 27 œuvres présentées sont exceptionnelles. Non seulement elles ponctuent chaque période du plasticien mais elles sont en soi des œuvres jugées comme majeures par Victor Vasarely lui-même, qui les avait minutieusement sélectionnées pour les présenter au public.  Depuis 24 ans elles étaient soustraites au regard du visiteur.

Cette exposition est complétée d’une projection d’une partie des œuvres dispersées ainsi que de nombreux articles de presse et d’extraits de décisions de justice qui expliquent le processus de spoliation des collections de l’institution.

 

« Cette collection est destinée à porter témoignage, à éclairer l’itinéraire que j’ai parcouru pour en arriver à mes conceptions actuelles en tant que plasticien.

En ce sens, le musée didactique constitue l’un des deux grands pôles de mon œuvre, l’autre se trouvant à la fondation d’Aix-en-Provence ».

C’est en ces termes que Victor Vasarely parlait en 1977 du Musée didactique de Gordes dont il avait restauré, sur ses propres deniers, le château Renaissance afin d’offrir un lieu de dialogue monumental avec son œuvre peint.

Ce musée fermera ses portes définitivement en 1996 à la suite d’un arbitrage réalisé entre 1995 et 1997 et qui aboutira à la dispersion des œuvres, ainsi que d’une partie des collections du Centre architectonique aixois.

C’est une partie de ces collections, sauvée d’une vente aux enchères en 2013 et confiée à la garde de la Fondation par décision de justice, qui est présentée cet été.

La Fondation Vasarely conserve l’espoir, dans un avenir proche, d’exposer de nouveau des œuvres du père de l’Op’art dans le château de Gordes, ayant engagé ces dernières années une relation culturelle productive avec la commune, propriétaire du château.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

Catch 2, 1945

Gouache et encre de Chine, 44 x 30 (x2) cm,

Donation inaliénable, Fondation Vasarely 1970 - 1996

 

 

 

Etude de mouvement les cloches, 1938

Gouache, pastel, encre de Chine

sur carton, 59 x 63 cm

Donation inaliénable 1974

 

 

 

 

 

 


SUD-EST, exposition d'oeuvres de la collection du Centre Pompidou

Le constructivisme en héritage, Europe de l’Est et Amérique du Sud

12 SEPTEMBRE 2020 - 31 JANVIER 2021

 

Dans le cadre de sa collaboration avec le musée national d’Art moderne - Centre Pompidou, la Fondation Vasarely présente une sélection d’une vingtaine d’œuvres d’artistes d’Amérique du Sud et d’Europe de l’Est.

 

On a parfois dit que l’art optico-cinétique en France avait essentiellement résulté de l’arrivée à Paris de jeunes artistes sud-américains venus y rencontrer un hongrois, Victor Vasarely. La thèse, si elle est un peu caricaturale, possède néanmoins une part de vérité. De fait, Paris a été un lieu de rencontre entre artistes, que préoccupaient les questions du dynamisme, de la lumière et plus généralement de la vision, venant d’Europe de l’Est et d’artistes sud-américains.

 

L’exposition « Sud-Est » est construite autour de ce thème. Une sélection d’une vingtaine d’œuvres permettra au public de la Fondation Vasarely de mesurer la richesse du croisement de ces travaux du Sud et de l’Est. Seront notamment réunies pour cette exposition des œuvres de

Carmelo Arden Quin, Antonio Asis, Henryk Berlewi, Martha Boto, Carlos Cruz-Diez, Horacio García Rossi, Julije Knifer, Stanislav Kolibál, Gyula Kosice, Piotr Kowalski, Juan Melé, Vera Molnár, István Nádler, Nicolas Schöffer, Jesús Rafael Soto, Henryk Stazewski, Victor Vasarely et Jan Ziemski,

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Carlos Cruz-Diez

Couleur additive 46, 1973

Acrylique sur bois, 150 x 150 cm

Dation, 2020

Musée national d’art moderne / Centre Pompidou

Crédit photo / Photo credit : (c) Centre Pompidou, MNAM-CCI/Georges Meguerditchian/Dist. RMN-GP
Copyright de l’oeuvre / Copyright Artwork : © Adagp, Paris

 

 


VASARELY PLASTICIEN

Exposition d’œuvres historiques de Victor Vasarely de 1930 à 1990

 

Un parcours de visite et de médiations culturelles permettent aux visiteurs de découvrir ou de redécouvrir l’univers plastique du Maître, depuis ses débuts de graphiste jusqu’à la réalisation de ses intégrations monumentales et de son projet utopique de la « cité polychrome du bonheur ».

 

Cette présentation didactique, avec près de 250 oeuvres et documents originaux, dans une scénographie adaptée, intègre les éléments fondamentaux du projet du Plasticien français d’origine hongroise (Pécs 1906 - Paris 1997).

A cette occasion, une salle nommée « Lucien Arkas » sera consacrée à l’exposition de douze oeuvres de ce collectionneur passionné par l’oeuvre de Victor Vasarely.

Cette exposition attendue trouve sa place dans un bâtiment classé au titre des Monuments Historiques depuis le 25 novembre 2013 et restauré dans son intégralité (2013 - 2018).

 

 

 

 

 

Légende des oeuvres  :

 

Inguiniel - 1947-55
Huile sur carton - 31,9 x 41,7 cm
Collection particulière en dépôt à la Fondation Vasarely
Crédit Anne Fourès

 

Sokotora - 1949

Huile sur toile - 60,5 x 65 cm - Collection particulière

 

 

 

 

     REPORTAGE PROVENCE 18/18 TV


RHYTHMUS, INSTALLATION DE VERA RÖHM DANS LE PARC DE LA FONDATION

A partir du 17 février 2018

Une installation de Vera Röhm donne lieu à des perceptions complexes, ambivalentes. Matériaux de facture industrielle, l’aluminium et le plexiglas contrastent avec le paysage environnant. La nature agit comme un espace structuré par des verticales ainsi que le feraient des éléments d’architecture. On éprouve en même temps une sensation de vitalité et de croissance, comme si les stèles fixes – animées par une dynamique interne – tendaient, telles des plantes, vers la lumière, bien qu’au premier abord elles ne fassent pas référence à de l’organique, avec leur rigoureuse structure géométrique et leur matériau. Les parties en plexiglas, transparentes, reflétant la lumière, ouvrent la vue sur l’espace environnant. Ainsi, la sculpture en tant qu’installation, l’architecture et la nature entrent dans un rapport aussi contrastant qu’unifiant, qui permet le déploiement d’une réflexion aux multiples ouvertures.