20-10-15

Exposition des Master 1 Recherche Arts plastiques,

Aix-Marseille-Université (AMU)

EMMANUEL AZISEH – ANISSA BENNOUR – CECILE BONNAURE – MARIE CHAUVIN – PRISCILLE DEBANNE
SANDRINE DE PAS – VICTORIA DUBRAY – MARIKA EUGENE – LAETITIA FALLERI – MEGANNE FARCI
OCEANE FRIAS – DORINE GOERGEN – LOÏC GOURICHON – ESTELLE GRADIAN – CAMILLE KRYPIEC
LUDIVINE MARTINEZ – CHLOE PRADEL- MELVIN VEAUTIER – CLARA WALCH – HANHAN XIA

En 1976, Victor Vasarely inaugurait son centre architectonique à Aix-en-Provence. Ce geste, s’il venait marquer l’un des points d’orgues de la carrière du plasticien avec sa succession d’intégrations monumentales, n’était pas un geste de clôture. Dès l’origine, la Fondation a toujours souhaité s’inscrire dans un dialogue et une continuité  avec la création émergente. Ainsi la présente exposition est le fruit d’une collaboration entre l’institution aixoise et l’Université Aix-Marseille.

Du 20 au 28 avril 2019, les étudiants en première année du Master Arts Plastiques et Science de l’Art  investissent les espaces d’expositions temporaires de la Fondation Vasarely. Pour cette exposition intitulée Et pourquoi pas ?, ils tirent parti du plan si particulier de la Salle « dite »de Conférence — une double alvéole, dont l’une tronquée — pour proposer quatre accrochages collectifs ayant chacun une unité conceptuelle et organique.

 

Ces quarte propositions s’articulent autour de notions spécifiques, comme autant d’expositions dans l’exposition, elles portent chacune un titre : Faux semblants / Memento / Liminalité / Infusion.
Pour autant, en se déployant dans un même espace, ces quatre projets n’en amorcent pas moins un dialogue commun, une discussion qui est l’objet même de l’exposition. S’interrogeant sur les dynamiques qui traversent les collectifs artistiques, Etienne Cliquet proposait de s’inspirer des codes qui président à la constitution d’un pique-nique (1). On pourrait faire la même hypothèse concernant une exposition de groupe, la considérer comme un pique-nique, une production collective où chacun amène quelque chose, le dernier convive étant, évidement, le spectateur. Lui aussi apporte une contribution : son décryptage, ses interprétations, mais aussi ses questionnements. Et pourquoi pas ?

 

(1) – « L’éthique du pique-nique. Déjeuner sur l’herbe et travail collectif en réseaux » Etienne Cliquet et les convives, mai 2005. Consultable ici : http://ordigami.net/pique-nique.html

 

 

FESTIVAL GAMERZ

‘DIGITALE DÉFIANCE’ – 9 AU 18 NOVEMBRE 2018

 

Vernissage et performances : Samedi 10 Novembre à partir de 13h

Avec : Julien Clauss, Caroline Delieutraz, Harm van den Dorpel, eRikM, Géraud Soulhiol

 

L’édition 2018 du Festival des Arts GAMERZ propose un temps de partage autour de visions artistiques spéculatives élaborées à partir de l’hyper-développement technologique actuel.

 

 

Elle rassemble des artistes issus de divers horizons, en proposant une sélection d’œuvres accompagnée d’une série d’événements qui explorent et tissent un lien entre les champs de la création et les théories des média. Intitulée « Digitale Défiance », cette édition se concentre sur différentes pratiques artistiques comme autant d’alternatives aux visions technocentrées pour nous inviter au dialogue et observer ses effets du point de vue social, politique et écologique.

 

 

L’exposition s’appuie sur la notion de droit à « la souveraineté technologique » développée par Alexandra Haché, qui consiste à affirmer la nécessité pour les peuples à maîtriser les outils techniques qu’ils utilisent. Si les révolutions et les avant-gardes passées ont permis l’accès des peuples aux techniques de l’écriture/lecture, celles d’aujourd’hui ne peuvent se passer de connaître le fonctionnement des nouvelles technologies, dont le rôle dans notre existence, professionnelle ou privée, est devenu capital.

 

En moins d’un siècle, la notion de progrès est devenue indissociable de celle d’innovation technologique. L’accroissement de la vitesse de calcul des microprocesseurs, la miniaturisation des circuits électroniques ainsi que leur fabrication en grande série sont devenus les moteurs d’une consommation de masse à l’échelle de notre planète qui détermine la croissance économique et devient un des indicateurs majeurs de cette notion de progrès. La rapidité de ces mécanismes semble balayer toute notion d’écologie à une vitesse quasi totalitaire, au dépend d’un temps de pause nécessaire à la compréhension des mécanismes sociaux et technologiques qui opèrent actuellement. Les artistes réunis ici, mettent au jour les risques liés à cette perte de maîtrise et jouent le rôle de « lanceurs d’alerte » anticipant les crises à venir.

 

 

Les installations et les performances développées sont en lien direct avec l’actualité des technologies qu’elles mettent à l’épreuve, sondent, et questionnent dans leurs utilisations. Ces productions s’engagent dans une diversité de pratiques produisant un renouvellement des esthétiques, de la mise en œuvre des supports allant du détournement de Google Earth©, du recyclage de matériaux, des récits de science-fiction, aux stratégies d’occupation de la bande FM. Au-delà des critiques liées à une rhétorique de l’innovation mise au service du progrès technique comme moyen d’exploitation, certains artistes et chercheurs reprennent le contrôle et nous invitent à des expériences sensibles en renouvelant les imaginaires.

 

II est encore possible de maîtriser et de détourner ces évolutions en développant des usages utopiques. Le champ des arts usuellement porteur de changements parait être un terrain spécifiquement fertile à cette culture. Il reste à modeler notre propre environnement technique et revendiquer le droit à une souveraineté technologique des peuples et des artistes.

 

 

www.festival-gamerz.com