Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

Charles Debbasch condamné à 2 ans de prison

La cour d’appel d’Aix en Provence, dans le sud de la France, a condamné Charles Debbasch à 2 ans de prison, dont un avec sursis. L’ancien doyen de la faculté de Droit était jugé pour le détournement des oeuvres du peintre Victor Vasarely dont il avait dirigé la fondation dans les années 80. La cour d’appel a également lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de Charles Debbasch qui se trouve actuellement au Togo. Il est, en effet, un proche de Faure Eyadéma et de son père.

C’est un homme au parcours étonnant qui vient d’être condamné par la Justice française. En 1973, alors qu’il n’est âgé que de 36 ans, Charles Debbasch est déjà président d’une grande université du sud de la France.

À peine cinq ans plus tard, le juriste est conseiller du président français Valery Giscard d’Estaing. C’est cette notoriété politico-universitaire qui lui permettra d’ailleurs de convaincre le peintre Vasarely de lui confier les intérêts de sa toute nouvelle fondation.

Charles Debbasch définitivement condamné

Charles Debbasch a vu son pourvoi en cassation rejeté par la Cour qui confirme sa condamnation pour le détournement d’œuvres de Vasarely.

La Cour de cassation a rejeté mercredi 14 décembre le pourvoi du juriste français Charles Debbasch contre sa condamnation à un an de prison ferme pour détournement d’oeuvres du peintre Victor Vasarely, la rendant ainsi définitive, a-t-on appris jeudi 15 décembre auprès de la Cour.

Le 11 mai dernier, l’ex-doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence a été condamné en son absence par la cour d’appel de cette ville à une peine de 2 ans de prison, dont un avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve de 3 ans avec obligation d’indemniser les victimes, pour avoir détourné des oeuvres du maître de l’optic art, d’origine hongroise, Victor Vasarely.