Aix-en-Provence, le 8 août 2024

Chers amis de la Fondation Vasarely,
Chers passionnés de l’oeuvre de Victor Vasarely,

J’ai voulu vous tenir informés du fil d’une actualité judiciaire qui étreint l’oeuvre de Victor Vasarely et le devenir de l’institution reconnue d’utilité publique que son épouse et lui ont fondée.

Depuis la disparition de celle-ci, le 27 novembre 1990, des appétits égoïstes, en France et à l’étranger, jusque sous le toit de l’Artiste de son vivant, se sont éveillés pour mettre à mal le projet d’une vie et vider la Fondation Vasarely des trésors de leur création dont ses fondateurs l’avaient dotée. Une entreprise judiciaire de longue haleine a été entreprise pour rétablir ce qui avaient été voulu en même temps que l’instrument unique de présentation et de projection de l’œuvre.

Les quelques articles et/ou éléments d’archives que vous découvrirez ci-dessous racontent cette épopée et éclairent des événements qui paraitraient sortis de l’imagination maladive d’un scénariste de séries s’ils n’étaient malheureusement trop réels et douloureux, dans un tourbillon d’intrigues où le monde de l’art fraye avec l’argent, la politique et le sexe.

Après plus d’une trentaine d’années de procédures toujours en cours, menées avec constance et éclairées par une foi aveugle, l’espoir est là, de rendre tout son éclat au projet qu’avaient bâti Victor et Claire Vasarely.

Fidèlement

Pierre Vasarely
Président de la Fondation Vasarely
Légataire universel de Victor Vasarely et titulaire du droit moral sur son œuvre

Le pillage de l’œuvre de Vasarely passait par la Suisse

Au Tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, le procureur a réclamé, vendredi dernier, trois ans d’emprisonnement contre Charles Debbasch, 64 ans, l’ancien doyen de la Faculté de droit d’Aix-Marseille, et président de la Fondation Vasarely de 1981 à 1993. Son crime? Avoir détourné à son profit plusieurs toiles du maître de l’optical art.

D’origine hongroise, Victor Vasarely, décédé en 1997, créait des illusions d’optiques par le jeu de formes géométriques. Charles Debbasch, ancien conseiller du président Giscard d’Estaing, éminent professeur de droit, obtient la confiance du maître de la peinture cinétique.