LA RÉVOLUTION PERMANENTE

Oeuvres optiques et cinétiques de la collection du Musée national d'art moderne - Centre Pompidou

7 JUIN - 20 OCTOBRE

 

Commissaire : Michel Gauthier

Le Musée national d’art moderne / Centre Pompidou présente à la Fondation Vasarely une sélection d’une vingtaine d’œuvres optiques et cinétiques. Dans ce lieu, qui peut être considéré comme la Chapelle Sixtine de l’optico-cinétisme, et dont les travaux de restauration viennent de s’achever, il s’agit de présenter au public un ensemble d’œuvres qui témoigne tout à la fois de l’importance de ce courant esthétique, mais également de sa diversité et de sa persistance contemporaine. De Jesus Rafael Soto à Philippe Decrauzat, de Carlos Cruz-Diez à Xavier Veilhan, de Nicolas Schöffer à Jeppe Hein, en passant par Wojciech Fangor, Gyulia Kosice, Walter Leblanc, Francisco Sobrino et quelques autres, c’est une « Révolution permanente » que proposent les œuvres réunies pour donner une image plurielle d’une tendance esthétique centrale du demi-siècle écoulé, à laquelle est attaché le nom de Victor Vasarely. L’exposition s’inscrit dans la dynamique de l’exposition « Vasarely, le partage des formes »                                        (6 février-6 mai 2019) du Centre Pompidou.

 

 

 

 

 

légendes  photos :

Philippe Decrauzat (1974 - )
To be continued
2001

Peinture murale in situ

Don du Groupe d’Acquisition pour l’Art Contemporain de la Société des Amis du Musée national d’art
moderne, 2016
Centre Pompidou, Paris
Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle

© Galerie Praz-Delavallade

 

Giovanni Anceschi (1939- )
Tavola di possibilità liquide
1959 - circa 1990

Poche en PVC soudée, plexiglas, huile de moteur colorée à l’aniline, cadre métallique, panneau en aggloméré stratifié

Don Giovanni Anceschi en 2018
Centre Pompidou, Paris
Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle

© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat

 

légende photo du slide sur la page d'accueil

Xavier Veilhan (1963 - )
Film du Japon
2002
Bétacam numérique PAL, couleur, silencieux durée: 8’32"
en boucle
éd. 2/3 + 1AP
Don de l'artiste avec le soutien de la Galerie Perrotin, Paris, 2012

© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat

 


 

Exposition satellite [La révolution permanente]
7 juin au 20 octobre 2019

 

L’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence et la Fondation Vasarely partagent une longue histoire et de nombreux acteurs communs notamment l’architecte Claude Pradel-Lebar qui a dessiné l’école et dirigé la Fondation lors de son ouverture.

Les relations entre les deux institutions sont depuis restées pérennes. Elles ont exploré de nombreuses formes d’expérimentations qui nourrissent encore aujourd’hui le projet ambitieux du Centre architectonique conçu par Victor Vasarely.

Cette année, l’arrivée d’un nouvel acteur dans la programmation de la Fondation ouvre naturellement la porte à une complicité réinventée. Dans l’oeuvre architectonique de Victor Vasarely viendront se glisser à la fois des pièces issues de la collection du Centre Pompidou - Musée national d’art moderne sélectionnées par Michel Gauthier, mais aussi, avec l’acuité de leur regard d’artiste en devenir, celles de cinq étudiants* de l’école d’art d’Aix-en- Provence : Boris Bermond, Oguzhan Koc, Inès Koussa-Gradenigo, Priscila Lima et Manon Trentesaux. D’un côté la proposition d’un commissariat qui met en perspective une oeuvre historique et de l’autre, une série de questions posées à de jeunes créateurs : Quel dialogue établir aujourd’hui avec les oeuvres optico-cinétiques de la Fondation ? Comment s’immiscer dans ce programme artistique d’envergure ? Comment s’imprégner d’un projet tout en rejouant ses codes esthétiques ? Pour accompagner ce travail auprès des étudiants, l’école s’est tournée vers l’artiste Emmanuelle Laîné dont l’oeuvre, à sa manière, questionne les modalités de perception et de représentation de l’espace. Que Michel Gauthier et Pierre Vasarely soient ici vivement remerciés d’avoir rendu cette nouvelle collaboration accessible à de jeunes artistes.

Christian Merlhiot
Directeur de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence


VASARELY PLASTICIEN

OUVERTURE DE 3 NOUVELLES SALLES

 

La Fondation Vasarely ouvre ses trois salles de l’étage pour les consacrer à l’oeuvre du « père de l’op art ».

 

A cette occasion, une salle nommée « Lucien Arkas » sera consacrée à l’exposition de douze oeuvres de ce collectionneur passionné

par l’oeuvre de Victor Vasarely.

 

Un nouveau parcours de visite et de médiations culturelles permettent aux visiteurs de découvrir ou de redécouvrir l’univers plastique du Maître, depuis ses débuts de graphiste jusqu’à la réalisation de ses intégrations monumentales et de son projet utopique de la « cité polychrome du bonheur ».

 

 

Cette présentation didactique, avec près de 250 oeuvres et documents originaux, dans une scénographie adaptée, intègre les éléments fondamentaux du projet du Plasticien français d’origine hongroise (Pécs 1906 - Paris 1997).

 

Cette exposition attendue trouve sa place dans un bâtiment classé au titre des Monuments Historiques depuis le 25 novembre 2013 et restauré dans son intégralité (2013 - 2018).

 

 

 

 

 

Légende des oeuvres  :

 

Inguiniel - 1947-55
Huile sur carton - 31,9 x 41,7 cm
Collection particulière en dépôt à la Fondation Vasarely
Crédit Anne Fourès

 

Sokotora - 1949

Huile sur toile - 60,5 x 65 cm - Collection particulière

 

 

 

 

     REPORTAGE PROVENCE 18/18 TV


RHYTHMUS, INSTALLATION DE VERA RÖHM DANS LE PARC DE LA FONDATION

A partir du 17 février 2018

Une installation de Vera Röhm donne lieu à des perceptions complexes, ambivalentes. Matériaux de facture industrielle, l’aluminium et le plexiglas contrastent avec le paysage environnant. La nature agit comme un espace structuré par des verticales ainsi que le feraient des éléments d’architecture. On éprouve en même temps une sensation de vitalité et de croissance, comme si les stèles fixes – animées par une dynamique interne – tendaient, telles des plantes, vers la lumière, bien qu’au premier abord elles ne fassent pas référence à de l’organique, avec leur rigoureuse structure géométrique et leur matériau. Les parties en plexiglas, transparentes, reflétant la lumière, ouvrent la vue sur l’espace environnant. Ainsi, la sculpture en tant qu’installation, l’architecture et la nature entrent dans un rapport aussi contrastant qu’unifiant, qui permet le déploiement d’une réflexion aux multiples ouvertures.