SIMULATIONS ET ILLUSIONS - ORAN HOFFMANN

21 SEPTEMBRE - 20 NOVEMBRE

 

L’artiste Oran Hoffmann présente son travail pour la première fois en France lors de trois expositions simultanées, à Aix-en-Provence, dans trois lieux marquants : la Fondation Vasarely, l’Atelier Cézanne et la « La Non-Maison ».

A la Fondation Vasarely Oran Hoffmann propose des œuvres qui explorent et interprètent l’œuvre du plasticien Victor Vasarely et dont le résultat est le fruit d’une appropriation personnelle de matériaux originaux, originellement employés par Vasarely pour la réalisation d’œuvres monumentales et conservés dans les archives de la Fondation.

La publication, sous forme d’index, éditée pour l’exposition met en exergue l’abondance et la variété de ces matériaux et conclue le travail d’Oran Hoffmann après un an de recherches au sein de cette institution.

 

 

Pour l’artiste, “l’œuvre de Victor Vasarely est conceptuellement fascinante en cela qu’elle suggère une autre façon de voir. L’utilisation de matériaux originaux du plasticien et mon implication dans sa façon de concevoir l’art, m’ont conduit à une compréhension renouvelée de son travail ». Les sculptures nouvellement créées font à la fois référence à la production de Vasarely et mettent en lumière de nouvelles perspectives.

Cette exposition fait partie de la saison France-Israël.

Consulter le dossier de presse.

 

 


DJEFF - NOW HERE ELSE

Jusqu'au 8 septembre

 

 

 

 


La nuit blanche du jeudi 30 août, en présence de Djeff, dans le cadre des soirées de clôture de MP2018, est malheureusement annulée.

Nous vous remercions pour votre compréhension.

 



Cette série de pièces choisies retraçe la démarche de Djeff, artiste plasticien. De l’univers du retrogaming à l’élaboration d’installations polymorphes plus complexes dont certaines inédites, son travail se centre sur l’humain et sa condition dans ses limites de la spéculation de son propre environnement.

Sans jugement ou dramaturgie moralisatrice, Djeff préfère les dispositifs jouant d’une technicité faussement pointue, privilégiant l’angle d’une poétique visuelle porteuse de questions et surtout d’une généreuse espérance et d’une hypothétique résistance.

 

L’exposition se présente en deux parties, miroirs du travail de Djeff et de ses évolutions dans le recours à des techniques et des dispositifs différents mais dont les préoccupations restent constantes, s’approfondissent, gardant comme enjeu la conscience du spectateur, sa fascination technologique et les implications qu’elle en contient. Chaque section occupe un niveau : Genesis au premier étage, Now Here else le rez-de-chaussée et une sélection de pièces est à retrouver dans les collections de la Fondation Vasarely pour en offrir une nouvelle lecture.
Autour de ces sections, les pièces présentées investissent de grands thèmes tous imbriqués les uns aux autres tels un schème de perception ou un vaste paysage mental déclinant un même champ lexical. Elles y dressent des filins entre elles, initient des relations logiques et éprouvent chacune à sa façon le réel dans l’instant et les futurs possibles qu’il augure.

 

A l’étage, « Genesis » sous le commissariat d’Isabelle Arvers, présente les premières productions artistiques de Djeff, les débuts de sa démarche où il sonde déjà notre appréhension au monde par le prisme technologique et plus particulièrement à travers les détournements de jeux vidéo et du gameplay. Epoque où Djeff signait encore « Dekalko* » , référence au procédé de transfert - décalcomanie [dekalke] - dont le résultat n’est jamais pleinement satisfaisant, cette période de production est empreinte de stratégies de subversion de systèmes existants iconiques dans la culture du gaming. Flux, instantané, dépendance et maitrise, technologie à la complexité illusoire prennent ancre dans ces différentes expériences qui exigent fréquemment la contribution du visiteur pour devenir un acteur de cette question.
Au rez-de-chaussée, « Now Here Else » sous le commissariat de Fanny Serain, marque un tournant du travail de Djeff à travers un choix d’objets et d’installations, délaissant quelque peu l’espièglerie du game art, pour de nouvelles résonnances formelles et conceptuelles d’un propos d’autant plus conscientisé. Les images évoquant un monde naturel et ses ressources en perdition participent à la diversification d’un appareil formel et critique de cette dialectique d’un monde sous l’emprise - au fond mal ou peu maitrisé - de l’individu.

 

 

MP2018

Dans le cadre de Marseille Provence 2018 et sa vaste thématique « Quel Amour », Now-Here-Else ne traite pas littéralement de l’amour des êtres mais questionne l’un des points cruciaux de ce sentiment : l’altérité. Réalités extérieures à soi, ce sont certes les relations interpersonnelles mais également une ode à notre environnement qui peut y être entendu. Sur un ton alarmiste et parfois cynique, Djeff rappelle la vulnérabilité de celui-ci sous les empreintes rarement anodines que nous lui imprimons et dont tous, partageons la responsabilité. Quelque part entre la Philia (l’affectation pour autrui proche de l’amitié, l’estime) et l’ Agapē (l’amour absolu, inconditionnel du prochain, de l’humanité), c’est finalement où se place l’éclairage que le travail Djeff offre pour parler d’amour.

 

Plus d'informations : http://now-here-else.com/


Au fil du siècle, 1918-2018, Chefs-d'œuvre de la tapisserie

Jusqu'au 23 septembre à la Galerie des Gobelins, Paris

Le Mobilier national présente du 10 avril au 23 septembre 2018, « Au fil du siècle, 1918 - 2018, Chefs-d’œuvre de la tapisserie » à la Galerie des Gobelins (Paris). Cette exposition invite le public à relire le siècle écoulé à la lumière des œuvres les plus illustres, tissées aux Manufacture des Gobelins, de Beauvais, de la Savonnerie et d’Aubusson.

À travers la richesse de ses collections, conçues en collaboration avec des artistes de grande renommée, le Mobilier national offre un regard original sur les profonds bouleversements du siècle, en termes artistiques, sociologiques, politiques et techniques. Anquetin, Denis, Serrière, Beaume, Cappiello, Bracquemond, Lurçat, Gromaire, Matisse, Picasso, Miró, Le Corbusier, Delaunay, Dufy, Derain, Hartung, Zao Wou-Ki, Vasarely, Morellet, Bourgeois... autant de grands noms qui symbolisent les fractures, les élans et les espoirs du siècle.

Dans un parcours chrono-thématique, près d’une centaine de biens seront exposés : tapisseries, tapis, cartons et mobiliers dont la qualité témoigne de la vitalité de la création et du savoir-faire exceptionnel des manufactures, qui ont traversé ce siècle en se réinventant continuellement.

 

COMMISSARIAT 

Christiane Naffah-Bayle, directrice des collections du Mobilier national, en collaboration avec les commissaires Thomas Bohl, Lucile Montagne, et Gerald Rémy, inspecteurs des collections du Mobilier national. L’exposition bénéficie également de la participation du philosophe Yves Michaud, et de l’historienne de l’art Ophélie Jouan.

 

http://www.mobiliernational.culture.gouv.fr/fr/expositions-et-evenements/au-fil-du-siecle-19182018-chefsdoeuvre-de-la-tapisserie

 


RHYTHMUS, INSTALLATION DE VERA RÖHM DANS LE PARC DE LA FONDATION

A partir du 17 février 2018

Une installation de Vera Röhm donne lieu à des perceptions complexes, ambivalentes. Matériaux de facture industrielle, l’aluminium et le plexiglas contrastent avec le paysage environnant. La nature agit comme un espace structuré par des verticales ainsi que le feraient des éléments d’architecture. On éprouve en même temps une sensation de vitalité et de croissance, comme si les stèles fixes – animées par une dynamique interne – tendaient, telles des plantes, vers la lumière, bien qu’au premier abord elles ne fassent pas référence à de l’organique, avec leur rigoureuse structure géométrique et leur matériau. Les parties en plexiglas, transparentes, reflétant la lumière, ouvrent la vue sur l’espace environnant. Ainsi, la sculpture en tant qu’installation, l’architecture et la nature entrent dans un rapport aussi contrastant qu’unifiant, qui permet le déploiement d’une réflexion aux multiples ouvertures.